3ème groupe : les grands chiens courants français

Leurs espèces ont été dressées et sélectionnées pour la chasse à courre dans laquelle le chien se sert de son remarquable odorat pour suivre, à grande allure, un certain type de gibier : cerf, chevreuil, sanglier. Mais les chiens courants ne servent pas seulement pour la chasse à cheval ; on les utilise aussi souvent pour chasser à pied le lièvre.

Le plus célèbre des grands chiens courants français, le saint-hubert, n’existe plus en France. Il s’est cependant conservé en Angleterre sous le nom de blood-hound.

Le billy.

Il chasse avec un égal bonheur le sanglier, le chevreuil et le lièvre.

Tête : assez fine, mais à extrémité carrée. Oreilles : moyennes, plantées dans la ligne de l’œil et tombantesPoil : ras. Robe : blanche et jaune acide. Queue : assez longue, descendant au jarret et portée bas. Taille : soixante-cinq centimètres.

Le chien levesque.

C’est un chien réputé pour la chasse au chevreuil. Ses origines sont semblables à celles du gascon saintongeois. Son train est rapide et sa discipline remarquable dans les équipages.

Tête : moins allongée que celle du gascon saintongeois (voir ci-dessous).Oreilles : assez courtes plantées dans la ligne de l’œil.Poil : ras. Robe : blanche à grandes taches noires ; taches feu pâle à la face, aux yeux, à la frange des oreilles. Queue : longue et port élégant.Taille : soixante-cinq à soixante-douze centimètres pour les mâles ; soixante-trois à soixante-huit centimètres pour les femelles.

Le gascon saintongeois.

Il provient d’une alliance datant du siècle dernier entre les chiens de Saintonge et les bleus de Gascogne. Il a porté longtemps le nom de Virelade. Bien que fort, c’est un chien d’allure distinguée.

Tête : longue. Oreilles : fines, « papillotées », attachées au- dessous de la ligne de l’œil. Poil : ras.Robe : blanche marquée de noir et un peu mouchetée de noir : taches feu pâle sur la face, aux sourcils et à la frange des oreilles.Queue : forte à la racine, longue et de port élégant.

Taille : de soixante-trois à soixante-dix centimètres pour les mâles ; de soixante à soixante-cinq centimètres pour les femelles.

Le grand bleu de Gascogne.

Chien de race française, il était autrefois utilisé pour chasser le loup. C’est un très beau chien, au regard triste, doux et confiant.

Tête : plutôt forte et de forme allongée ; la peau qui la recouvre est assez lâche et forme une ou deux rides le long des joues. La cassure du front est peu accentuée. Crâne un peu bombé et en forme d’ogive. Babines assez tombantes et recouvrant la mâchoire inférieure. Oreilles : les oreilles sont une des caractéristiques de ce chien. Elles sont attachées très bas, fines et « papillotées » (molles, elles s’enroulent plus ou moins sur elles-mêmes). Si on les pose le long de la mâchoire, elles atteignent le bout du nez et le dépassent souvent.Poil : assez gros, pas trop court et bien fourni.Robe : marquée de taches noires sur fond blanc entièrement « traitée » de noir, ce qui lui donne une sorte de reflet bleu ardoisé. Une petite tache noire de forme ovale sur le sommet du crâne est un signe de race. Les marques feues sont nettes à l’arcade sourcilière, aux joues, aux babines, aux membres et sous la queue. Certains sujets ont la robe simplement mouchetée de noir, toujours avec des traces feues.Queue : bien attachée, plutôt épaisse, assez longue et portée en faucille. Taille : de soixante-trois à soixante- dix centimètres pour les mâles ; de soixante à soixante- cinq centimètres pour les femelles.

Le poitevin.

C’est un chien d’allure distinguée, alliant la force à l’élégance et à la légèreté. Il est une des plus grandes gloires des équipages français.

Tête : longue et fine. Oreilles : assez courtes, extrêmement soyeuses et papillotées, attachées bas. Poil. Court et brillant.Robe : tricolore, noire, marron et blanche ; le noir dessine un manteau sur le dos ou de larges taches réparties sur le corps. Elle est parfois bicolore, blanc et orange. Queue : moyenne, s’effilant vers la pointe, portée élégamment.Taille : de soixante à soixante-dix centimètres.

Le grand griffon nivernais.

Chasseur courageux, ce chien rustique attire la sympathie par son air à la fois triste et volontaire.

Tête : longue, relativement petite et barbue. Oreilles : demi-longues, poilues. Poil : long et broussailleux.Robe : tous les tons de gris sauf les gris clair, taches feues aux joues et aux pattes. Queue : pas très longue, portée en sabre. Taille : de cinquante-quatre à soixante centimètres.

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4ème groupe : les chiens de lièvre de race française et les bassets français

Il s’agit là d’un groupe hétéroclite dont les représentants ne trouvaient pas place dans la classification des chiens de grande vénerie du troisième groupe, mais leurs qualités, leurs ancêtres souvent célèbres tels les briquets, et leurs caractères raciaux bien fixés ont permis de les réunir dans un même groupe.

Le domaine de la chasse leur appartient bien que certains, comme le basset artésien normand, tendent à devenir des chiens de compagnie. Comme tous les chiens de grande chasse, ils ont souvent un caractère doux et paisible lorsqu’ils ne sont pas sollicités par l’activité pour laquelle ils excellent.

L'ariégeois.

Il est particulièrement doué et réputé pour la chasse au lièvre. C’est un chien fin et distingué, léger, obéissant, très actif.

Tête : longue, les babines recouvrent la mâchoire inférieure.Oreilles : souples, « papillotées » (enroulées sur elles-mêmes), attachées bas, mais pas trop longues. Poil : ras et fin. Robe : blanche et noire, elle est parfois mouchetée de bleu avec des taches feu pâle aux joues et au-dessus des yeux.Queue : de taille moyenne, bien attachée en forme de sabre et portée gaiement. Taille : de cinquante-cinq à soixante centimètres pour les mâles ; de cinquante-trois à cinquante-huit pour les femelles.

L'artésien normand.

Le chien normand n’existe plus, le chien d’Artois est rare, mais l’artésien normand, bien que peu courant, est toujours apprécié. Créé il y a une centaine d’années, il a le flair de l’ancien normand et l’ardeur de l’artois.

Tête : crâne en dôme, chanfrein droit, face peu ridée. Oreilles : souples, fines, roulées, terminées en pointe et attachées bas.Poil: ras et lisse. Robe: tricolore, souvent à teintes accentuées. Queue : assez longue descendant jusqu’au jarret, portée droite ou basse, dans le prolongement du dos. Taille : de cinquante-cinq à soixante centimètres.

Le chien de porcelaine.

C’est un chien très fin. Son odorat est particulièrement remarquable. C’est, en outre, le seul chien qui présente une peau complètement dépigmentée, ce qui fait ressortir sa teinte blanche et lui donne cet aspect délicat, malgré sa grande taille. En dépit de cette apparence, le chien de porcelaine est vif et gai.

Tête : elle est très sèche, finement sculptée et plutôt longue; le crâne est large au sommet, la protubérance occipitale est arrondie. Le front est plat. Le stop est marqué sans excès. Le chanfrein est d’une bonne longueur, ni carré ni pointu, il est très légèrement busqué.Oreilles : elles sont fines, papillotées (comme enroulées sur elles-mêmes) et se terminant en pointe. Elles atteignent l’extrémité du museau. Leurs attaches sont étroites et en dessous de la ligne de l’œil. Les babines non tombantes recouvrent la lèvre inférieure.Poil : ras, serré et brillant. Robe : très blanche avec des taches orange de forme arrondie, mais de faibles dimensions et rares; ces taches se superposent aux rares taches noires de la pigmentation de la peau. Les oreilles ont des mouchetures orange caractéristiques. Queue : de taille moyenne, elle est bien attachée, forte à la naissance, puis effilée et portée légèrement incurvée.Taille : de cinquante-cinq à cinquante-huit centimètres pour les mâles; de cinquante-trois à cinquante-six centimètres pour les femelles.

Le petit bleu de Gascogne. C’est un briquet dérivé du grand bleu de Gascogne. Il en a la morphologie, tout en étant d’une taille plus réduite. Sélectionné pour la chasse au lièvre, c’est un chien au nez très fin, à la gorge très descendue. Comme toutes les races de chasseurs du Midi, il est très intelligent.

Tête : celle du bleu de Gascogne, en proportion avec le corps. Oreilles : parfois moins fines et moins papillotées (moins enroulées) que celles du grand chien bleu de Gascogne, bien attachées et longues.Poil : demi-gros, demi-court, bien fourni.

Robe : celle du bleu de Gascogne ; on trouve également la robe blanche à taches noires, avec plus ou moins de mouchetures sur fond blanc ; présence de traces feu sur la face, à la hauteur des sourcils, à la partie interne des oreilles et aux membres. Queue : plutôt longue et fine.Taille : de quarante-huit à cinquante-six centimètres.

Le griffon bleu de Gascogne.

Issu du chien bleu de Gascogne et du griffon, c’est un chien rustique.

Tête : longue mais sans exagération, museau large. Oreilles : un peu moins longues et moins papillotées que celles du chien bleu de Gascogne, souvent même presque plates, mais cependant attachées bas, c’est-à-dire à hauteur de la ligne de l’œil ; elles sont peu poilues.Poil : il est sec et rêche, pas très long, presque plat sur le corps, légèrement ondulé aux cuisses et à la poitrine, un peu plus court sur la tête et plus court encore sur les oreilles ; les sourcils, quoiqu’assez fournis, ne recouvrent pas les yeux. Robe : blanche marquée de taches noires, comme les truites, ce qui lui donne une sorte de reflet bleu ardoisé ; traces feu plus ou moins vives aux joues, aux sourcils, a la face interne

Des oreilles, à la poitrine et aux pattes. Queue : de bonne longueur, fine à son extrémité, légèrement recourbée, continuant bien la convexité de la croupe. Taille : de quarante-trois à cinquante-deux centimètres.

Le basset artésien normand.

Le succès du basset artésien normand est assez récent. Il tend à éliminer complètement l’ancien basset d’Artois, qui est à son origine. Son aspect général noble mais attendrissant vient du déséquilibre entre sa tête, qui pourrait être celle d’un chien de grande vénerie, son corps très long et ses pattes qui sont très courtes. C’est un chien de grande classe. Son merveilleux caractère, son air sérieux et triste, mais aussi ses excellentes qualités de chasseur isolé ou par couples ont fait de lui une vedette.

Tête : de largeur moyenne ; crâne long, stop marqué. Les joues plus ou moins décharnées sont réduites à des plis importants de peau. Les yeux sont grands, foncés et peuvent laisser voir l’intérieur de la paupière inférieure (ectropion congénital). Oreilles : longues, étroites, très fines et souples. Elles sont attachées très bas en dessous de la ligne des yeux et atteignent ou dépassent la longueur du nez.Poil : ras, court et serré. Robe : tricolore avec beaucoup de taches feu au niveau de la tête, un manteau poil de lièvre ou blaireau terminé par du feu. La robe peut être bicolore : elle est alors sans couleur feu. Queue : la queue est longue, bien attachée, épaisse à la base, elle s’amincit à l’extrémité ; elle ne doit jamais être repliée sur le dos. Taille : de vingt-six à trente-six centimètres.

Le basset bleu de Gascogne.

Ce basset proviendrait d’une mutation survenue dans un équipage de grands bleus de Gascogne au siècle dernier. Il a été, depuis, allié au basset artésien normand et au briquet bleu de Gascogne. D’une très grande finesse de nez, il est utilisé pour la chasse à tir. Très endurant, il se dresse facilement. Il aime se faire entendre et ne ménage pas ses aboiements.

Tête : allongée. Oreilles : longues et papillotées (enroulées sur elles-mêmes). Poil : ras. Robe : identique à celle du grand bleu de Gascogne. Queue : longue, tombante. Taille ; de trente à trente-huit centimètres.

Le basset fauve de Bretagne.

C’est un chien qui. Chasse au fourré. Il est alerte, vif, et remuant. Certains veulent voir dans ses origines un basset griffon vendéen. Son ancêtre, le grand fauve de Bretagne, a complètement disparu.

Tête : peu allongée, crâne légèrement tombé. Oreilles : souples, courtes et fines. Poil: demi-ras et dur. Robe : blond doré ou fauve. Queue : raide et poilue ; en épi.Taille : de trente-quatre à trente-six centimètres.

Le basset-hound.

De création américaine, c’est un nouveau venu en France. Il n’est pas sans rappeler le basset artésien normand. Son ossature est lourde et forte, si l’on considère sa petite taille. Les muscles sont bien développés. Les membres antérieurs sont tors sans exagération, les pieds légèrement tournés vers l’extérieur, les membres postérieurs vus de derrière sont parallèles, bien musclés, les pieds dirigés vers l’avant.

Le basset-hound est un chien calme, doux, sans timidité, d’une grande fidélité ; très endurant à la chasse, c’est un bon pisteur et il est très malin.

Tête : très caractéristique, c’est celle d’un grand chien de chasse. Les yeux bruns sont doux et tristes. Cet air de tristesse et de sérieux est encore accentué par les nombreux plis de la peau qui parsèment la face, de la nuque aux joues. Oreilles : attachées basses, elles sont particulièrement longues, et dépassent largement la truffe.Poil : dur, lisse et dense sur une peau molle, lâche mais élastique. Robe et queue : semblables à celles du basset artésien normand. Taille : trente- cinq centimètres au maximum.

Le grand basset griffon vendéen.

C’est un chien qui ressemble à son ancêtre le grand griffon vendéen. Solide et de bon train, il est spécialisé dans la chasse au lièvre.

Tête : allongée, crâne bombé ; il porte de la moustache et de la barbe. Oreilles : importantes et bien recouvertes de poil. Poil : demi-long.Robe ; blanc orangé, gris-blanc, blanc fauve, multicolore fauve, poil-de-lièvre ou gris. Queue : longue avec une petite frange. Taille : de trente-huit à quarante-deux centimètres.

Le petit basset griffon vendéen.

Il ne chasse que le lapin et il est réputé pour son odorat. Il est rustique, plein de vie et débordant d’activité.

Tête . : peu allongée ; crâne légèrement bombé. Oreilles : souples, étroites et fines. Poil : demi-long.Robe : elle est identique à celle du grand basset griffon vendéen. Queue : longue avec une petite frange.Taille : de trente- quatre à trente-huit centimètres.

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5ème groupe : les chiens courants anglais

Les grands chiens courants anglais constituent des meutes très appréciées en Angleterre pour la chasse au renard. On retrouve parmi eux un ancien français, le saint-hubert, disparu maintenant sur le continent. Les petits chiens courants anglais sont réservés aux lièvres. Ce sont d’excellents chasseurs.

Le blood-hound ou saint-hubert.

Le saint-hubert est le plus célèbre de tous les chiens courants français. C’est une très vieille race ardennaise dont les représentants enorgueillissaient les meutes de la cour.

Aujourd’hui disparu de France, il a fait souche en Angleterre où il est connu et apprécié sous le nom de blood-hound. Il est employé en Europe en petites meutes, et en Amérique comme chien policier grâce à ses qualités de pisteur. Sa structure robuste (il peut peser cinquante kilos) et sa grande taille lui donnent une expression noble et digne, caractérisée par de la solennité et de la puissance. De nature timide, il est très affectueux, non querelleur et se montre également sensible aux bons comme aux éventuels mauvais traitements de son maître.

Tête : très longue, crâne long, pointu avec l’os occipital saillant. Front et joues parcourus de nombreuses et larges rides. Babines et paupières pendantes. Oreilles: longues, souples, attachées bas.Poil : court, sec sur le corps, fin et doux sur le crâne et les oreilles. Robe : noir et feu, ou feu unicolore. La robe noir et feu est quelquefois tachée de poils clairs, presque blancs sur le poitrail et sur les pattes. Queue : portée haut.Taille : soixante-cinq centimètres pour les mâles ; soixante centimètres pour les femelles.

Le fox-hound.

Le fox-hound est le chien courant le plus populaire en Angleterre. Créé pour la chasse au renard, il ne semble pas s’être modifié depuis le XVIII' siècle. Moins fin de nez que les chiens français, il a été cependant employé pour régénérer certaines races françaises qui avaient besoin de sang neuf. Rapide, résistant, puissant, discipliné, c’est un bon chien de meute.

Tête : rattachée au corps par un cou puissant ; longue et forte ; chanfrein droit aussi long que le crâne ; babines épaisses. Oreilles : attachées haut, peu longues et tombantes. Poil : quoique court, le poil est cependant un peu plus long que celui du chien courant français. Robe : souvent tricolore à feux vifs, mais aussi blanche et noire, blanche et grise, blanche orange avec ou sans manteau.Queue : en action portée gaiement sans être relevée sur le dos, au repos elle est portée en sabre. Taille : de cinquante-huit à soixante centimètres.

Le beagle.

C’est un chien qui connaît actuellement une grande expansion aux Etats-Unis et en France. Il est employé à toutes les chasses à tir, y compris celle du sanglier. Musclé, sportif, infatigable, vif et vigoureux, c’est un chasseur de réputation mondiale. Il existe deux variétés de beagle qui se différencient par la taille.

Tête : crâne large et légèrement plat, chanfrein droit.Oreilles : attachées haut, assez longues, souples et arrondies. Poil : bien plat, ras et très dense.Robe : tricolore ou gris-bleu à taches noires, ou blanche et feu, ou blanche mouchetée. Queue : plutôt courte, attachée haut, portée en sabre. Taille : de trente à trente-six centimètres pour le petit beagle ; de trente- sept à quarante-deux centimètres pour le grand beagle.

Le beagle-harrier.

Chien râblé, racé et harmonieux, il est plus léger que le beagle. Il est vif et intelligent, familier et franc. Rapide, il est surtout employé à la chasse au renard, au lapin, au chevreuil et même au faisan.

Tête : crâne assez long, museau droit. Oreilles : plates ou légèrement retournées, assez courtes et attachées assez haut.Poil : lisse, plat, moyennement court et assez épais.Robe : tricolore, marron, noire, blanche.Queue : de longueur moyenne, portée gaiement, recouverte de poils en épi. Taille : de quarante-trois à quarante-huit centimètres.

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6ème groupe : les chiens courants anglo-français

S’ils représentent aujourd’hui une part relativement importante de l’élevage français, ils sont presque tous destinés à la chasse à courre. Dans ce domaine, les chiens anglais ont apporté aux chiens français des qualités sportives dues aux particularités de la vénerie britannique qui exige de la meute un grand déploiement de force musculaire. La part des chiens français dans ce croisement se manifeste par de remarquables qualités de nez. Les anglo-français sont donc à la fois d’excellents pisteurs et des chiens particulièrement puissants et résistants.

Les grands anglo-français.

Ils sont issus de croisements entre le fox-hound et les grands chiens courants français du troisième groupe. Ce sont l’anglo-poitevin, l’anglo-gascon-saintongeois, le grand anglo-français tricolore, le grand anglo-français noir et blanc, le grand anglo-français blanc et orange. Ils mesurent soixante centimètres au minimum.

Les anglo-français de taille moyenne. Ils sont issus de croisements entre différents harriers et les chiens courants français de taille moyenne du quatrième. Ce sont, entre autres, l’harrier- poitevin, l’harrier-porcelaine.

Ils mesurent de cinquante à soixante centimètres.

Les petits anglo-français.

Ils sont issus de croisements entre le beagle ou le beagle-harrier et les chiens courants français de taille moyenne du quatrième groupe.

Ils mesurent de quarante-deux à cinquante centimètres.

7ème groupe : les chiens d’arrêt continentaux

L’origine des chiens d’arrêt est l’objet de controverses qu’illustre déjà leur dénomination : le terme « chien d’arrêt » ne vient pas en effet de leur action de chasse particulière, mais de l’italien du XV' siècle, qui distinguait le « cane da rete », chien vif, de taille moyenne, élégant et dressé pour la chasse au filet (rete: filet) dont on était alors friand. D’autre part, le nom d’épagneul caractérisant un sous-groupe de chiens d’arrêt continentaux indique, lui, une provenance espagnole. Quoi qu’il en soit, trois rameaux semblent issus de cette origine confuse, italienne ou espagnole : ce sont les braques, les épagneuls et les griffons d’arrêt.

- Les braques: ce sont essentiellement des chiens d’arrêt à poil ras. En Angleterre, ils sont à l’origine des pointers qui, eux-mêmes, sont souvent revenus sur le continent pour améliorer certaines races, qu’on désigne alors sous le nom de braques pointérisés.

- Les épagneuls : il est vraisemblable que le terme d’épagneul vient du mot « espagnol », bien que les épagneuls ne semblent pas obligatoirement originaires d’Espagne où les chiens d’arrêt correspondant à ce type sont dénommés chiens anglais. Le type épagneul est caractérisé par un poil soyeux et long.

- Les griffons d’arrêt : ce sont des chiens d’arrêt à poil long et rude au toucher. Cependant, certains ont le poil laineux, comme le barbet, qui est à l’origine de beaucoup de races dont certains ont perdu complètement leur destination de chasse.

Les braques

Le braque allemand à poil court.

D’aspect puissant, ce chien a toutefois une allure élégante. A l’origine, massif et lourd, il a été affiné par des croisements avec le pointer. Le braque allemand est alors devenu populaire dans le monde entier.

Sa tête intelligente et amicale suscite la sympathie. C’est un animal très attaché à son maître.

Tête : sèche, pas très lourde, crâne ovale dans sa partie postérieure, crête occipitale peu saillante. Lèvres assez fortes. Oreilles : de moyenne longueur, atteignant la commissure des lèvres, pas trop larges dans le haut et arrondies largement dans le bas ; attachées haut et sur toute leur largeur, sans cependant trop dépasser l’occiput, elles doivent être plates, sans aucun « papillotage » et tomber bien à plat le long des joues. Poil : brillant, assez court, rude et serré ; plus court et plus doux aux oreilles ; plus dur à la partie inférieure de la queue et sous le ventre. Robe : il existe plusieurs robes ; la robe claire est blanche avec de grandes plaques marronnes et des mouchetures ; la robe foncée est truitée blanche et marron et peut avoir des plaques marronnes où n’en pas avoir ; la robe marronne est totalement de cette couleur sans plaques ni mouchetures. Les robes foncées sont à préférer. Queue : de moyenne longueur, portée horizontalement ou légèrement relevée, plus forte à la base, s’affine progressivement, sans se terminer par une pointe trop effilée comme chez le pointer. La partie inférieure est garnie de poils plus forts et plus touffus que sur le corps, mais elle ne forme pas de brosse. La queue doit être écourtée mais il doit en rester une longueur égale au moins à la moitié de la distance comprise entre la naissance de la queue et la pointe du jarret. Taille : de cinquante-six à soixante- cinq centimètres pour les mâles, de cinquante-cinq à soixante centimètres pour les femelles.

Le braque de l'Ariège.

Chien élégant et de forte conformation, c’est un braque de grande taille, qu’il ne faut pas confondre avec le chien courant ariégeois.

Tête : bien sculptée à chanfrein droit, légèrement bombée avec une peau fine, souple et sans ride. Oreilles : très fines, longues, « papillotées », attachées à la hauteur ou même en dessous de l’œil, et en arrière. Poil : court et serré. Robe : blanche ou à dominante de couleur blanche avec quelques taches asymétriques et des mouchetures orange foncé ou marron. Queue : attachée un peu au-dessus de la ligne du rein, longue et souvent assez forte à sa naissance, s’effile régulièrement, droite, ou légèrement recourbée ; généralement coupée. Taille : de soixante à soixante-sept centimètres pour les mâles ; de cinquante-six à soixante-deux centimètres pour les femelles.

Le braque bleu d'Auvergne.

Ce n’est qu’une variété du braque continental et surtout du vieux braque français marron dont il ne diffère que par la couleur. De ce dernier, il possède l’excellent caractère, la physionomie et les qualités particulières pour la chasse. Actif en plaine, il se montre aussi bon chasseur dans les bois et dans les marais. Comme son ancêtre, « il chasse de race ». Il est aujourd’hui très célèbre et très aimé des chasseurs. Son aire d’expansion a largement débordé sa patrie d’origine, le Massif central.

C’est un chien intelligent, doux, très affectueux et docile.

Tête : longue, stop marqué mais sans cassure brutale ; truffe bien attachée dans le prolongement du chanfrein ; le crâne est ovale dans la partie postérieure, le front est développé sans exagération ; le chanfrein est assez long, droit, d’une longueur égale à la longueur du crâne ; les lèvres sont assez fortes, bien descendues, la lèvre supérieure recouvre bien la lèvre inférieure. Oreilles : attachées basses, au niveau de la ligne de l’œil, assez en arrière de façon à bien dégager la rotondité du crâne ; elles encadrent bien la tête sans trop s’en écarter.Poil : il est court, brillant, jamais dur, mais pas très fin. Robe : il existe deux robes. La robe claire est blanche avec des mouchetures plus ou moins nombreuses. La robe foncée dite robe charbonnée est également blanche et noire ; l’apparence charbonnée est due à l’abondance du noir. La tête est marquée régulièrement de noir sauf la liste (marque allongée) blanche ou bleue. Queue : un peu forte, sans exagération, attachée presque dans la ligne du dos et portée horizontalement ; écourtée des deux tiers environ ; la longueur idéale se situe entre quinze et vingt centimètres. Taille : pour les mâles de cinquante-sept à soixante-trois centimètres, pour les femelles de cinquante-trois à cinquante-neuf centimètres.

Le braque français.

C’est le braque continental idéal. Fortement charpenté mais sans lourdeur, c’est un remarquable chasseur dont on a coutume de dire qu’il « naît dresser » ; il a cependant besoin de l’être, tant sa vivacité et son goût pour la chasse sont grands. C’est un chien puissant, robuste et de belle apparence.

Tête : crâne légèrement bombé, stop à peine marqué. Oreilles : moyennes, arrondies et légèrement tournées vers l’avant.Poil : court, grossier, plus fin à la tête et aux oreilles. Robe : blanche agrémentée de taches marron de grandeurs diverses. Elle est d’ordinaire truitée marron.Queue : généralement écourtée, portée dans le prolongement de la croupe ; il arrive qu’elle ne soit pas amputée.Taille : de cinquante-six à soixante- cinq centimètres.

Le braque italien ou bracco.

Il partage avec le chien d’arrêt espagnol la responsabilité d’être l’ancêtre des braques continentaux. Il existe deux variétés de braque italien ; elles se distinguent par la taille. L’un est un grand chien puissant qui se déplace avec lenteur ; l’autre, plus petit, plus svelte montre plus de vivacité et, de ce fait, est plus apprécié des chasseurs.

Tête : assez fine mais sèche, avec de grosses babines. Oreilles : de longueur moyenne, tombantes, très arrondies dans le bas.Poil : ras, court et serré ou dur. Robe : blanche, tachetée orange ou marron ; peut être également truitée orange ou marron. Queue : elle est, en général, écourtée vers quinze ou vingt centimètres. Taille : pour le grand braque soixante-dix centimètres, pour les petits braques cinquante-cinq à soixante centimètres.

Le braque saint-germain.

Sa création remonte aux années 1830, sous le règne de Charles X. Il est issu d’un croisement entre pointers et braques de la région parisienne. Il ressemble au pointer par son allure, mais sa tête est différente.

Ce chien élégant est certainement le plus beau de tous les braques. Son odorat est réputé.

Tête : fine, chanfrein droit. Oreilles : assez longues, plus longues que celles du pointer. Poil : court et lisse.Robe : blanche tachetée d’orange clair.Queue : moyennement longue, portée dans le prolongement du dos.

Taille : soixante-deux centimètres pour le mâle, cinquante-neuf centimètres pour la femelle.

Les épagneuls

L'épagneul breton.

Très bon chien de plaine, grand ennemi de la bécasse, de la bécassine et de la perdrix, d’un dressage facile, il est l’un des plus brillants chiens d’arrêt continentaux.

Ajoutant la douceur, la gentillesse et la petite taille à leur grand tempérament de chasseur, les épagneuls bretons sont certainement en train de voir leur popularité s’étendre des terrains de chasse aux salons. Entêtés mais intelligents, chasseurs mais tendres, les bretons sont des chiens très agréables.

Tête : arrondie ; stop à dépression assez sensible bien qu’en pente douce ; lèvres fines. Oreilles : plantées haut, plutôt courtes que longues, légèrement arrondies. Poil : extrêmement fin, plutôt plat ou très légèrement ondulé. Robe : blanche et orange, blanche et marron, blanche et noire, tricolore ou rouannée de l’une ou l’autre de ces couleurs. Queue : elle peut être inexistante, sinon elle est droite ou tombante ; elle se termine par une touffe de poils. Taille : de quarante-six à cinquante et un centimètre.

L'épagneul français.

Les origines de ce chien sont mal connues. L’épagneul français, qui avait à peu près disparu au XIX' siècle, a été remis en vogue par un éleveur, James de Coninck. Cet animal, d’assez grande taille et de dressage facile, est un bon chasseur au rapport, ce qui est assez rare chez un chien d’arrêt.

C’est un chien calme, docile et infatigable.

Tête : longue et large. Oreilles : longues et larges, plates, attachées bas, couvertes de poils ondulés. Poil : plat sur tout le corps, avec franges ondulées aux membres. Robe : marron et blanc, sans trace de feu ; marques étendues sur la tête et éventuellement sur le corps. Queue : assez longue, dans le prolongement du dos, à la frange bien fournie. Taille : de cinquante-cinq à soixante- deux centimètres pour le mâle ; de cinquante-huit à soixante centimètres pour la femelle.

A savoir : il existe une variété de l’épagneul français, l’épagneul de Picardie, dont on connaît deux sous- variétés, le picard blanc et marron, et le bleu de Picardie gris et noir. Ce sont tous deux de bons chasseurs au marais, des chiens calmes, affectueux, et d’un dressage facile.

L'épagneul de Pont-Âudemer.

Ce chien est issu d’un croisement entre le water-spaniel et l’épagneul français. Si sa parenté avec le premier en fait un chien d’eau, excellent pour les marais et les étangs, il possède l’arrêt du second. C’est un chien rustique et vigoureux taillé en « cob » (ramassé), bien qu’il possède une tête particulièrement fine.

Tête : plus fine que celle de l’épagneul breton, elle est surmontée d’un toupet de poils qui se confond avec les oreilles ; la face est dépourvue de poils ; le stop est marqué. Oreilles : longues, attachées bas, frangées et bouclées. Poil : assez commun, rude, très bouclé ; le sommet du crâne est orné d’une huppe caractéristique dont les poils frisés rejoignent ceux des oreilles. Robe : marron et blanc. Queue : écourtée au tiers à la naissance et portée à l’horizontale. Taille : moyenne, de cinquante-cinq à cinquante-huit centimètres.

Les griffons

Le barbet ou griffon à poil laineux.

Rare de nos jours, le barbet a joui autrefois d’une grande popularité, due à sa puissance et à sa résistance. C’est un chien d’eau par excellence. Il n’est pas spécialement beau, mais son intelligence et sa fidélité sont proverbiales.

Tête : crâne large ; chanfrein droit et long, séparé du crâne par un stop léger ; la forme générale de la tête est dissimulée par des touffes de poils.Oreilles : longues, plates et poilues.Poil : épais, laineux, long et frisé.Robe : blanc sale et noir délavé. Queue : elle forme un crochet à son extrémité. Taille : de cinquante à cinquante-cinq centimètres.

Le Korthals ou griffon d'arrêt à poil dur.

C’est une forme, très ancienne, de transition entre le braque et le chien d’eau à toison laineuse. Le régénérateur de cette race, M. Korthals a obtenu, en 1870, un chien rustique, résistant aux temps les plus mauvais et servant pour tous les gibiers. Le Korthals à poil dur est souvent l’image que l’on se fait du griffon. C’est une vedette de l’élevage allemand. Bon chien de plaine et de marais, excellent retriever, c’est un bon compagnon, peut-être moins souple que l’épagneul, mais très attaché à son maître, attentif et remarquablement intelligent. Il est, hélas, souvent reproché au griffon Korthals de s’octroyer le gibier abattu : mais un bon dressage doit normalement le guérir de cette fâcheuse manie.

Tête : grande et longue, couverte de poils rudes, touffus, mais pas trop longs ; moustaches et sourcils bien accusés ; crâne moyennement large ; museau long et carré ; chanfrein légèrement busqué. Oreilles : de moyenne grandeur, non « papillotées », appliquées à plat, placées pas trop bas ; le poil court qui les recouvre est plus ou moins mélangé de poils plus longs. Poil : dur, grossier et rappelant au toucher les soies du sanglier, jamais bouclé ou laineux ; sous le poil de couverture, long et dur, il y a un duvet fin et serré.Robe : de préférence gris acier avec quelques taches marron, ou uniformément marron ; il existe également les robes blanc et marron et blanc et orange. Queue : à poil touffu, elle est portée horizontalement ou légèrement relevée mais sans panache ; elle est écourtée d’un tiers ou d’un quart. Taille : cinquante à soixante centimètres pour les mâles, cinquante à cinquante-cinq centimètres pour les femelles.

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8ème groupe : les chiens d’arrêt anglais

Parmi les chiens d’arrêt anglais, on distingue :

- Les pointers. On devrait, en fait, dire le pointer, car ce chien remarquable est pratiquement le seul représentant de ce groupe. Adopté par les Français depuis 1891, ce chien d’arrêt anglais a été employé pour affiner plus ou moins secrètement les braques-français. Il a fallu toute la vigilance du Pointer Club de France pour conserver au pointer toute sa pureté, sa grande distinction et son allure inimitable.

- Les spaniels. Ce sont des petits épagneuls d’origine espagnole dont l’introduction en Angleterre remonte à Charles Quint en occupation dans les Flandres.

Les Anglais les divisent en deux branches : les land’s spaniels ou épagneuls qui chassent en plaine, et les water-spaniels réservés plus spécialement à la chasse en marais ou marécages et plans d’eau.

- Les setters. Ces chiens d’arrêt sont probablement dérivés du grand épagneul français, qui lui-même peut se réclamer du très ancien « chien de filet » italien qui, comme les premiers setters, marquait l’arrêt en se couchant.

- Les retrievers. Ce sont des chiens de rapport, dressés et sélectionnés spécialement par les Anglais pour cette mission délicate, mission pour laquelle il fallait un chien calme, fidèle et docile.

Les pointers

Le pointer.

La tête et la queue du pointer sont caractéristiques et l’on a coutume de dire en parlant de lui : tête de vipère-queue de rat. Le pointer est l’un des meilleurs chiens d’arrêt du monde, sinon le meilleur et cette qualité en fait un chien recherché.

Tête : lignes du crâne et de la face convergeant vers l’avant, stop nettement marqué, arcades sourcilières saillantes, chanfrein long et droit, lèvres fines. Oreilles : minces, pas trop larges, se terminant par une pointe ; elles sont attachées sur une ligne qui, passant par la truffe et l’œil, aboutirait à la protubérance occipitale externe (on la sent sur le dessus du crâne). Au repos, les oreilles descendent un peu plus bas que la gorge. Poil : dense, court et lisse.Robe : bicolore, elle est blanche et noire, blanche et rouge-marron, blanche et citron ; unicolore, elle est marronne, jaune orangé ou noire. Queue : grosse à la naissance et diminuant subitement pour devenir très fine à son extrémité. Attachée à la ligne du rein, elle arrive au maximum à la pointe du jarret.Taille : pour les mâles, de cinquante-cinq à soixante-dix centimètres ; pour les femelles, de cinquante à soixante centimètres.

Les spaniels

Le cocker.

Originaire du pays de Galles, il a été importé en France à la fin du siècle dernier. Bien bâti, fort, agile et élégant, il peut sauter des obstacles ou ramper pour se frayer un passage dans les fourrés et les taillis. Intelligent, attaché à son maître et à sa maison, il est devenu un chien de compagnie apprécié bien qu’il manifeste parfois un mauvais caractère en effet, il aime peut-être contrarié.

Tète : le crâne rond est large entre les oreilles ; le stop est peu marqué, les mâchoires sont longues et puissantes. Le museau, d’aspect carré, présente une truffe large. Oreilles : elles sont très caractéristiques de la race. Attachées bas, larges et très développées, elles ne dépassent cependant pas le bout de la truffe.Poil : il est soyeux, plat et forme de spectaculaires franges aux oreilles et de plus modestes aux membres. Robe : elle est variable, blanche, noire et blanche, rouannée bleue, marron-rouge, noire, dorée ou tricolore. Queue : amputée à huit ou dix centimètres si le chien est adulte, aux trois cinquièmes de sa longueur si c’est un chiot ; la queue suit la croupe et est portée sensiblement vers le bas ou dans le prolongement de la ligne du dos. Elle s’agite de façon permanente lorsque l’animal est en mouvement.Taille : pour les mâles, de trente-sept à quarante centimètres ; pour les femelles, de trente-six à trente-neuf centimètres.

L’irish water-spaniel.

On a dit de cet épagneul qu’il était issu d’un lointain croisement entre un caniche et un setter irlandais. Cette alliance est très vraisemblable car il possède l’intelligence du premier et les qualités de chasseur de l’autre.

Tête : crâne large et arrondi, museau carré. Oreilles : longues et plates.Poil : roulé en boucles serrées sauf sur le museau et l’extrémité de la queue où le poil est ras. Les oreilles et les pieds sont bien recouverts de poils. Robe : marron-acajou, on dit qu’elle est « foie ». Queue : assez courte, n’atteignant pas le jarret. Taille : de cinquante-deux à cinquante-cinq centimètres.

Le springer-spaniel.

C’est un spaniel ou épagneul anglais de grande taille. Connu depuis peu en France, il est de plus en plus répandu et apprécié. Fortement construit, il est toutefois élégant.

Tête : crâne rond, large entre les oreilles ; stop peu marqué ; museau carré.Oreilles : longues et plates. Poil : demi-long, plat ou légèrement ondulé, soyeux avec des franges aux oreilles et aux membres. Robe : blanche et marron-rouge ou blanche et noire. Queue : bien frangée, portée basse, jamais sur le dos, remontée en action. Taille : cinquante centimètres environ.

Les setters

Le setter anglais ou Laverack.

Le setter anglais, auquel un éleveur célèbre a donné son nom, est un beau chien, fort répandu en Angleterre et en France. Élégant, bien qu’un peu plus près de terre que les autres setters, c’est un chasseur au nez très fin en plaine avant tout, mais aussi dans les fourrés, les marais, les étangs et les cours d’eau. C’est donc un chien complet. En outre, il est doux et agréable.

Tête : sèche, sculptée et longue. Oreilles : longues, plates, souples et arrondies à leur extrémité. Poil : il est long, plat, soyeux avec franges à la culotte, aux membres et à la queue. Robe : elle est blanche mouchetée de noir, d’orange ou de marron, avec quelques grandes taches de même couleur. Queue : portée à l’horizontale. Taille : de cinquante-six à soixante-deux centimètres pour les mâles ; de cinquante-trois à cinquante-huit centimètres pour les femelles.

A savoir : le setter lemmon est une variété du setter Laverack, de couleur uniforme jaune citron. Il devient un chien à la mode.

Le setter Gordon ou setter écossais.

C’est le duc de Gordon qui, en le croisant avec un blood-hound, obtint sa robe noire et feu. L’influence du blood-hound s’est atténuée et ce chien ressemble surtout à l’épagneul français. C’est un chien d’arrêt à toutes fins. Son dressage ne présente pas de difficulté, il a un caractère heureux et facile. Ce chien élégant donne l’impression d’allier la puissance à la beauté.

Tête : le crâne, légèrement arrondi, s’élargit entre les oreilles ; le stop est bien accusé ; le chanfrein est assez long ; les babines bien carrées mais non pendantes laissent apercevoir la commissure des lèvres.Oreilles : attachées basses, bien collées à la tête et aux joues, de taille moyenne avec une peau souple et fine.Poil : court et fin sur la tête, sur le devant des membres et à la pointe des oreilles ; partout ailleurs demi-long et plat, ni frisé ni ondulé. Les franges doivent être longues et soyeuses à la naissance et sur le haut des oreilles, longues et fines aux cuisses, une belle frange abondante s’étend de la gorge à la poitrine et se continue sous le ventre aussi plate et droite que possible ; une dernière frange longue et droite borde la queue. Robe : elle est noire brillant sans aucun reflet roux, avec des marques feues, de la couleur d’un marron d’Inde fraîchement épluché. On peut rencontrer une petite tache blanche à la poitrine. Queue : assez courte, elle ne descend pas au-dessous du jarret et elle est portée droite ou légèrement incurvée ; épaisse à la naissance, elle s’amenuise en une pointe fine.Taille : soixante-six centimètres pour les mâles ; soixante-deux centimètres pour les femelles.

Le setter irlandais ou setter rouge.

Ce chien, qui se rapproche plus de l’épagneul que du setter anglais, est le plus ancien et le plus connu des setters. Son élégance, sa distinction et son caractère affectueux l’ont détourné hélas de sa destination primitive de chasseur.

Tête : très fine et très étroite en comparaison de celle des autres setters. Oreilles : longues, souples, bien couvertes de poils. Poil : brillant et lisse. Robe : soyeuse, d’un beau rouge acajou. Queue : assez longue, portée bas, garnie d’une frange soyeuse. Taille : de cinquante- cinq à soixante-cinq centimètres.

Les retrievers

Le golden-retriever.

Ce n’est pas un chien d’arrêt ni un chien courant. Ce n’est pas à proprement parler un chien de chasse, mais un chien de rapport. Les pointers et les setters n’étant employés en Angleterre que pour marquer l’arrêt et non pour rapporter, les Anglais ont créé les retrievers. Ils sont maintenant utilisés en France. Le golden-retriever excelle dans sa spécialité, et ses qualités n’ont d’égale que sa beauté.

Tête : elle est large au niveau du crâne avec un stop bien accusé.Oreilles : elles sont assez petites, portées assez hautes et elles pendent le long des joues. Poil : long et plat, parfois légèrement ondulé ; sous-poil dense et imperméable. Robe : elle est d’un très beau jaune doré. Queue : droite, jamais courbée ni relevée sur le dos. Taille : de cinquante-cinq à soixante centimètres pour les mâles ; de cinquante à cinquante-six centimètres pour les femelles.

Le retriever du Labrador.

Il doit son nom à son pays d’origine, où il était employé par les marins pour récupérer le poisson, avant qu’un éleveur anglais l’élève à la distinction de chien de chasse. C’est un retriever à poil ras et à l’aspect massif et puissant. Résistant et robuste, il tient de ses ancêtres la faculté d’affronter sans risque et sans ennui la pluie, le froid et l’eau. Il est presque aussi bon chien de garde que bon chien de rapport.

Tête : sèche, crâne presque plat, stop non accusé. Oreilles : tombantes, elles sont moyennes, attachées bas

Et en arrière. Poil : très serré et très dense, il est court et plat.Robe : elle est classiquement noire « zain », mais elle peut être d’autres couleurs et en particulier jaune. Queue : très large à la base, de longueur moyenne, elle se termine en pointe. Elle est couverte de poils ras et très denses ; on la qualifie de queue de- loutre. Taille : de cinquante-huit à soixante-cinq centimètres.

9ème groupe : les chiens de compagnie

C’est évidemment le groupe le plus disparate : il rassemble les races de chiens dont on ne sait que faire et il pourrait d’ailleurs englober tous les chiens, fussent-ils corniauds, bâtards, sauvages, de garde ou de chasse, car le chien, avant d’être exploité pour une besogne spécialisée est d’abord un commensal et un ami.

Le bichon maltais.

L’élevage du bichon maltais est absolument inconnu dans l’île de Malte ; peut-être cette île a-t-elle servi de relais dans le commerce de ces chiens dont l’origine est très ancienne. Le bichon maltais, peu prolifique, n’a été longtemps destiné qu’à un petit nombre d’amateurs bien que sa magnifique robe soit connue de tous. C’est un petit chien très agréable car, contrairement à beaucoup de sujets de petite race, il est étonnamment calme, tranquille et silencieux, ne faisant absolument aucun dégât, bien que vif, intelligent et très enjoué. La magnificence de sa robe soyeuse et traînante, son élégance et son calme font de ses amateurs des fanatiques.

Tête : elle n’est pas trop longue, arrondie et bien proportionnée ; le crâne est plat et large ; le chanfrein est droit et relativement court avec un stop bien accusé ; les yeux ronds ne sont jamais saillants ; ils sont d’une couleur très sombre. Oreilles : elles sont de taille moyenne, triangulaires et plates, attachées très haut, pendantes et collées aux joues. Poil : très long, d’une longueur minimum de vingt-deux centimètres ; il est droit et plat, luisant et très brillant. Il recouvre entièrement le corps et descend de chaque côté de celui-ci jusqu’au sol. Un poil abondant recouvre les oreilles et se mélange au poil du cou et de l’épaule. La queue est recouverte de poils très longs qui tombent par leur propre poids de chaque côté du corps et s’insèrent aux poils de celui-ci. Robe : blanc pur.Queue : grosse à sa naissance, elle est fine à son extrémité ; elle est plantée haut et portée en crosse ; déroulée, elle atteint le jarret. Taille : de vingt-deux à vingt-cinq centimètres.

Le bichon à poil frisé ou ancien ténériffe.

C’est un petit chien vif dont le corps est revêtu d’un poil long mais tire-bouchonné comme celui de certaines races de chèvres II est originaire de l’île de Ténériffe dans l’archipel des Canaries d’où l’exportation et le commerce des chiens, jadis florissants, a complètement dépeuplé l’île de ses plus beaux sujets.

Malgré sa légère ressemblance avec le caniche, c’est un chien qu’on ne toilette pas. Relativement fragile, il faut prendre des précautions pour le baigner.

Tête : semblable à celle du bichon maltais, mais un peu plus importante.Oreilles : tombantes, elles sont attachées haut.Poil : long, fin, relativement soyeux il est tire-bouchonné en mèches lâches de sept à dix centimètres de long ; les oreilles sont couvertes de poils frisés. Robe : blanche.Queue : relevée sur le dos. Taille : de vingt-cinq à trente centimètres.

Le boston-terrier.

Il n’a de terrier que le nom et les Américains eux-mêmes, qui l’ont créé, voient en lui un chien d’agrément. Il y a moins d’un siècle que les Américains parvinrent, en partant d’un bouledogue et à force d’infusion de sang terrier dont il reste peu de chose, à faire oublier sa bâtardise et à créer une race aujourd’hui très appréciée dans les pays anglo- saxons.

C’est un petit chien remarquablement fidèle, intelligent et obéissant. Il existe trois variétés de boston- terrier : les poids légers, les poids moyens et les poids lourds.

Tête : elle est assez courte, et proportionnée à la taille du chien ; le crâne est grand, large et plat ; les joues ne sont pas saillantes ; le front est exempt de rides, le museau court et carré, large et profond, sans ride, ne doit pas avoir plus d’un tiers de la longueur du crâne.Oreilles : elles sont toujours coupées en pointe, petites et minces, placées autant que possible au coin du crâne.Poil : fin, court, brillant. Robe : bringée avec des marques blanches autour du cou, sur les pieds, la poitrine et le crâne ; le chanfrein est toujours blanc ; une partie des pattes l’est parfois aussi. Queue : de longueur moyenne, droite, fine et allant en s’amincissant vers le bout, elle n’est jamais portée plus haut que la ligne du dos ; en France, elle n’est pas amputée.Taille : de vingt-cinq à quarante centimètres.

Le bouledogue français.

Appelé également french- bull-dog, il ne faut pas le confondre avec le bull-dog anglais. Il est issu des dogues batailleurs qui appartenaient aux cochers et bouchers de la Villette. S’il a gardé le courage de ses ancêtres, le bouledogue est devenu un animal de salon. Son seul inconvénient est de ronfler. Il est docile, calme, affectueux et il n’a de renfrogné que l’aspect.

Tête : large, très forte et recouverte d’une peau ridée caractéristique ; le prognathisme inférieur important et la face sont une autre particularité de la race ; un profond sillon divise le front en son milieu.Oreilles : dressées et ouvertes en pavillon vers l’avant comme une chauve-souris, elles sont caractéristiques. Poil : ras et serré. Robe : elle divise le bouledogue français en deux variétés ; les bouledogues bringés ont un poil mélangé de noir et de roux foncé, avec éventuellement des poils blancs ; les bouledogues caille ont un poil blanc qui domine le bringé jusqu’à ne reléguer celui- ci qu’à quelques taches. Queue : courte, épaisse, on dit qu’elle est collée aux fesses. Taille : le bouledogue n’est pas un grand chien mais il peut être de n’importe quelle grandeur.

Le caniche.

Le caniche est un des chiens les plus anciennement connus. Déjà, au XV' siècle, on le mentionnait comme un barbet de chasse au marais, spécialiste du canard. Il l’est encore de nos jours, bien que son étonnante faculté d’adaptation, son caractère gai et facile, sa fidélité légendaire et son intelligence en aient fait, depuis longtemps, un chien d’agrément. On connaît deux variétés de caniches : le caniche à poil bouclé et le caniche à poil cordé. Boudé ou cordé, le caniche est un chien de type médioligne; les deux variétés Ont chacune leurs grands sujets, leurs sujets moyens et leurs sujets nains et leur classement par couleurs : blancs, marron et noirs dans chacune des variétés et des tailles.

En exposition, les éventuelles récompenses sont attribuées par couleur et par sexe pour les grands et moyens réunis, cordés ou boudés, et par couleur et par sexe pour les nains.

Tête : la tête est rectiligne et en proportion avec le corps ; sa longueur doit être égale ou légèrement supérieure aux deux cinquièmes de la hauteur au garrot. La truffe est accusée, le chanfrein a un profil supérieur rectiligne et sa longueur est égale aux neuf dixièmes de celle du crâne. Le stop est très peu marqué ; le crâne est bien modelé.Oreilles : elles sont tombantes le long des joues et ont leur attache dans le prolongement d’une ligne partant du dessus de la truffe et passant sous l’angle externe de l’œil ; elles sont plates ; elles s’élargissent après l’attache et s’arrondissent à l’extrémité ; elles sont recouvertes de poils ondulés et très longs. Poil : chez le caniche à poil bouclé il est abondant, long, de texture fine, frisé, laineux, épais, de longueur uniforme ; il forme des boucles égales et constitue, bien peigné, un riche manteau ; chez le caniche à poil cordé il est de fine texture extrêmement longue, et il forme des cordes très serrées bien caractéristiques, en cadenettes, longues d’au moins vingt centimètres, constituant sur le corps et les membres un revêtement qui tombe jusqu’au sol. Robe : la robe est de couleur variée mais uniforme, blanche, noire ou marron ; cette dernière teinte allant du beige au marron foncé tirant sur le noir. Queue : elle est attachée à la hauteur de la ligne du rein ; elle devra être écourtée au tiers, le plus près du corps, ou à la moitié chez les caniches cordés, mais elle peut être conservée longue chez ces derniers ; elle est relevée obliquement en action. Taille : pour les grands caniches de quarante- cinq à soixante centimètres, pour les caniches moyens de trente-cinq à quarante-cinq centimètres ; pour les caniches nains de trente-cinq centimètres environ.

Le carlin.

Connu depuis le XVIIème siècle, ses origines sont assez mystérieuses. Les spécialistes le font venir soit de Chine, soit de Hollande. C’est un petit chien de compagnie, agréable, propre et vigilant, de tempérament peu agressif et en général de santé résistante. Il est assez jaloux et exclusif dans ses affections. Comme le bouledogue, il a tendance à ronfler.

Tête : grosse, massive, ronde, couverte de rides larges et profondes ; museau court, carré ; yeux vifs, proéminents et globuleux.Oreilles : petites, minces, douces comme du velours. Il y a deux sortes d’oreilles ; elles sont soit en forme de pétales de rose, soit en forme de boutons de rose. Poil : fin, doux, court et lustré. Robe : argent, fauve, abricot ou noir, la teinte doit être bien nette pour faire contraste avec le masque noir qu’il porte sur la face et les marques noires disséminées sur les oreilles, le front et le dos (raie). Queue : couchée, aussi serrée que possible sur la hanche*. La double boucle est considérée comme une perfection. Taille : de trente à trente-cinq centimètres.

Le chihuahua.

C’est le plus petit chien du monde. Originaire du Mexique, son origine exacte est un mystère. Sa toute petite taille ne l’empêche pas d’être robuste, vigoureux, intelligent et résistant, puisqu’il s’adapte très bien à des climats peu cléments.

Il est très populaire aux Etats-Unis. On prétend qu’il est très cher et que son prix d’achat est inversement proportionnel à sa taille.

Tête : crâne bombé, nuque bien développée et stop bien marqué ; yeux légèrement proéminents ; nez pointu. Oreilles : dressées, aux extrémités peu courbées. Le pavillon proportionnellement très grand s’ouvre sur le côté, en oblique. Poil : il existe deux variétés de chihuahua, l’un à poil plat, serré, fin, court et presque absent sur le ventre et l’intérieur des cuisses ; l’autre à poil long, plat et bouclé, des franges ornent les oreilles et les membres ; la queue est en panache. Robe : elle comporte indifféremment toutes les couleurs, elle peut être unicolore, tachée ou bringée. Queue : de. Longueur modérée, elle s’enroule sur le dos ou le côté. Taille : de seize à vingt centimètres.

Le chow-chow.

Il est sorti pour la première fois de Chine à la fin du XIX' siècle : un ambassadeur d’Angleterre en offrit deux sujets au prince de Galles.

Sa tête de lion, ornée d’une superbe fourrure, sa langue bleuâtre foncé le distinguent des autres chiens. On a coutume de dire que c’est un grand seigneur, appellation qu’il justifie par son calme, son air digne et paisible, sa remarquable propreté.

Tête : crâne plat et large, stop léger ; museau de longueur moyenne et large sur toute sa longueur : son extrémité ne doit pas être pointue comme celle du renard ; le palais, les babines et le plus souvent les gencives sont noires ; la langue est bleuâtre. Oreilles : elles sont petites, épaisses, avec une pointe légèrement arrondie, portées avec raideur mais placées bien en avant sur les yeux largement séparés, donnant au chien l’expression caractéristique de la race : on dit « scowl » en anglais, c’est-à-dire un peu l’air renfrogné. Poil : épais, très dense, non soyeux il recouvre un sous- poil laineux. Robe : entièrement noire, rouge, bleue, fauve, crème ou blanche, fréquemment nuancée mais non tachetée ou bigarrée ; les dessous de la queue et des cuisses sont fréquemment plus clairs. Queue : plantée haut et portée bien sur le dos. Taille : de quarante-cinq à cinquante-trois centimètres.

Le dalmatien.

Le dalmatien, ou chien de Dalmatie, malgré son nom n’a rien à voir avec cette contrée où il est pratiquement inconnu. La ressemblance avec le danois arlequin n’est qu’un hasard. Pour certains cynologues, il descendrait du braque du Bengale ou d’un croisement entre le pointer, autre braque et un terrier à poil ras. A l’origine c’est un braque, chien de chasse dévié de sa fonction. Sa livrée étant belle, les Anglais en firent vite un chien d’équipage, un chien de coche dont la robe s’harmonisait avec celle des chevaux. C’est un chien d’agréable compagnie, intelligent et vif. D’un dressage facile, il est doué pour tous les emplois.

Tête : crâne plutôt plat ; assez large entre les oreilles ; museau long, fort ; babines nettes épousant les mâchoires légèrement serrées.Oreilles : elles sont attachées assez haut, d’une taille moyenne, amples à la base et allant en diminuant graduellement jusqu’à une extrémité arrondie ; retenues serrées à la tête ; d’une texture mince et délicate, tachetées. Poil : court, dur, dense, fin, lisse et lustré en apparence, mais jamais soyeux ou laineux.Robe : c’est le point le plus caractéristique chez le dalmatien. La couleur fondamentale est d’un blanc pur, bien déterminé et sans aucun mélange. La couleur des taches est variable. Elles peuvent être noires et dans ce cas elles sont d’autant plus belles que le noir est foncé et riche. Elles peuvent être foie (rouge-acajou-noir). Dans tous les cas, elles ne doivent pas être entremêlées mais aussi rondes et aussi bien définies que possible. Elles ont un diamètre de deux à trois centimètres. Les taches sur la tête, la face des oreilles, les pattes, la queue ci les extrémités sont plus petites que celles du corps. Queue : elle n’est pas très longue, mais elle est épaisse un point d’attache et elle s’effile graduellement jusqu’à l’extrémité ; elle est portée avec une faible courbure vers le haut ; elle est, en outre, tachetée.Taille : îles cinquante-six à soixante centimètres pour les mâles, de cinquante-quatre à cinquante-huit centimètres pour les femelles.

L'épagneul nain.

Sous cette dénomination, il faut entendre l’épagneul nain continental, à oreilles tombantes, appelé phalène, et l’épagneul nain à oreilles dressées, appelé papillon. De type nettement épagneul, ce sont des compagnons vifs et très robustes malgré leur petite taille.

Tête : bien proportionnée, crâne arrondi, stop bien accusé ; museau légèrement plus court que le crâne, mais droit et pointu. Oreilles : fines, attachées relativement en arrière pour découvrir le front ; non terminées en pointe. Chez les phalènes, les oreilles tombantes pendent légèrement en arrière des joues ; elles sont mobiles et garnies d’un poil long et souple. Chez les papillons, les oreilles dressées possèdent un cartilage plus rigide, elles s’ouvrent en forme d’aile de papillon vers l’extérieur plutôt que vers l’avant. Elles sont garnies, surtout à leurs bords externes, de poils longs et souples. Poil : très abondant et brillant sans être raide ; fin, planté à plat et légèrement ondulé sans être bouclé sur certaines régions du corps, il est court sur la face et le devant des membres ; de longueur moyenne sur le corps, il forme une collerette très fournie autour du cou et sur la poitrine et des franges sur la face arrière des membres et aux bords externes des oreilles. Ce poil peut atteindre quinze centimètres de long pour former le panache de la queue, on dit qu’il est ondé. Robe : toutes les teintes sont possibles.Queue : portée en panache, attachée haut et relevée vers le dos en action sans n’être enroulée ni couchée sur celui-ci.Taille : vingt-huit centimètres au maximum.

Le pékinois ou épagneul de Pékin.

Il est apparu en France vers les années 1900, après la fameuse révolte des Boxers el la mise à sue du palais impérial de Pékin par les troupes françaises et anglaises.

Le pékinois est un chien de très petite taille, qui fait preuve de dignité orientale jusque dans sa démarche curieusement oscillante comme celle d’un poussah.

Tête : elle est massive et comporte un crâne large entre les yeux et plat entre les oreilles ; le stop très accusé, le nez très court mais large donnent l’apparence d’une face très courte et écrasée qui est, en outre, très ridée. Les yeux proéminents sont sur le même plan que l’extrémité du museau. Oreilles • elles sont pointues mais elles ne sont pas attachées trop haut ; elles sont assez longues et pendantes.Poil : il est long, plat et droit ; sa texture est dure sans être rude ; il forme des franges très épaisses au niveau des oreilles, des membres, des doigts et de la queue notamment ; il dessine une collerette particulièrement abondante sur le devant de la poitrine et les épaules, simulant ainsi une crinière. Robe : toutes les couleurs uniformes ou composées sont possibles ; le masque sur la face est en général noir avec des lunettes claires allant jusqu’aux oreilles.Queue : portée enroulée sur le dos.Taille : de quinze à vingt-cinq centimètres.

Le pinscher nain.

Le pinscher nain ou zwergpinscher est la forme naine du dobermann dont il serait l’ancêtre ou le descendant. C’est aussi la réduction très exacte du pinscher moyen, avec ses avantages corporels, et sans défauts de nanisme à la tête et aux membres. Harmonieux dans la ligne de contour et bien proportionné dans tout le corps, c’est un chien racé et doué d’une musculature bien répartie. Puissant, sain et nerveux, éveillé et mobile, fier dans l’allure, attentif et plein de tempérament, il chasse volontiers les souris.

Tête : allongée, étroite et sans joues saillantes; crâne plat; stop à peine marqué. Oreilles: plantées très hautes et coupées symétriquement. Poil: ras, serré, lisse, adhère au corps uniformément sans endroits dénudés. Robe: trois couleurs sont possibles; elle peut être noire avec des marques rouge-brun nettement délimitées aux babines, à la mâchoire inférieure, au-dessus des yeux, à la gorge, aux membres, à l’anus et à la poitrine où les marques adoptent la forme de deux triangles; elle peut être de toutes les couleurs de brun; enfin, elle peut être gris-bleu et chocolat avec

des marques rouge-brun réparties comme les marques de la robe noire.Taille: de vingt-cinq à trente centimètres.

A savoir: il existe un autre pinscher, le glatthaarpinscher; plus grand, il mesure de quarante à quarante-huit centimètres. Il est vif mais doux. '

Le schipperke.

La légende veut qu’il ait été le fidèle compagnon des bateliers flamands et des savetiers du quartier Saint-Géry, à Bruxelles. Bien que classé dans les chiens de compagnie, il peut, en fait, être gardien ou chasseur. C’est, en outre, un excellent ratier.

Remuant, agile, infatigable, continuellement occupé de ce qui se passe autour de lui, il est très doux avec les enfants.

Tête : elle ressemble à celle d’un renard ; son museau est effilé, son front est assez large et son stop peu accusé. Ses yeux sont petits et son regard perçant. Oreilles : elles sont bien droites, petites, triangulaires, haut placées ; excessivement mobiles, elles se rapprochent lorsqu’elles sont dressées. Poil : il est abondant et résistant au toucher. Assez court sur le corps, mais allongé autour du cou, il forme une crinière et un jabot se prolongeant entre les pattes de devant. Il est aussi plus long sur l’arrière des cuisses, où il forme une culotte dont les pointes sont dirigées en dedans. Le poil ras sur les oreilles est court sur la tête, le devant des pattes et les jarrets.Robe : noir zain. Queue : absente.Taille : trente-cinq centimètres au maximum.

Le schnauzer nain ou zwergschnauzer.

Il a les mêmes manières et la même distinction que les autres schnauzers.Tête : voir celle du schnauzer moyen.Oreilles : droites, portées haut, coupées parallèlement.Poil : rigide, de préférence dur. Robe : poivre et sel ou noir pur. Queue : portée droite, coupée à trois vertèbres. Taille : de trente à trente-cinq centimètres.

Le spitz nain ou ex-loulou de Poméranie.

Petit chien de manchon en apparence, il est particulièrement résistant au froid et à la neige qu’il adore et, bien que vrai spitz, il est moins méfiant que ses cousins germains. Toujours en action, vif, gai, joueur, légèrement aboyeur, il n’est pas prêt de tomber dans l’oubli.

Tête : de profil et de face, elle évoque un triangle, crâne rond, stop accusé.Oreilles : petites, droites et en triangle.Poil : long sur le corps, court sur la tête et les pattes.Robe : noire, brune, orange, grise ou blanche.Queue : contrairement aux autres spitz, la queue ne forme pas un panache, mais elle est posée à plat sur le dos.Taille : vingt-huit centimètres.

A savoir : il existe deux autres spitz, le spitz ou grand loulou, chien ombrageux et méfiant qui mesure quarante-cinq centimètres, et le spitz moyen ou loulou moyen, animal bruyant qui mesure quarante centimètres.

Le terrier lhassa apso ou chien du Tibet.

Le terrier lhassa apso encore appelé chien-lion ou chien-chrysanthème, à cause de la disposition de son poil, est élevé par les hauts dignitaires du Tibet et les officiers supérieurs de l’armée tibétaine.

Son allure curieuse et très jolie, son sens de l’observation, son obéissance, sa propreté et son attachement pour le maître en ont fait un chien de compagnie idéal. C’est, en outre, un chien très robuste.Tête : elle est ornée d’une belle cascade de poils retombant sur les yeux, d’une moustache et d’une barbe importantes ; le crâne étroit, s’affaisse derrière les yeux ; le chanfrein droit et le museau sont de longueur moyenne. Oreilles : elles sont pendantes. Poil : long, dense et épais, ni soyeux ni laineux, doux au toucher. Des poils longs et abondants recouvrent les oreilles, tandis que le cou est recouvert d’une crinière épaisse plus importante chez les mâles que chez les femelles. Le menton s’orne d’une belle barbe. Robe : elle est de couleur variée, dorée, sable, gris ardoisé, fumée ; les extrémités des oreilles et la barbe sont foncées. Queue. - portée bien sur le dos, avec souvent un nœud à son extrémité. Taille : de vingt-cinq à vingt-sept centimètres.

Le terrier du Yorkshire.

Ses origines sont mystérieuses et s’il vient du Yorkshire, on ne sait comment il y est arrivé. Son nom indique sa première utilisation, mais de chien de terrier, le yorkshire est devenu aujourd’hui, en raison de sa petite taille, un chien de compagnie.

Très intelligent, affectueux, docile et à l’esprit vif, il prévient avec force si l’on approche de sa demeure. C’est un animal très sensible qu’il ne faut jamais brutaliser. Il est obéissant, mais il devient facilement infernal si on cède à ses caprices.

Tête : elle est plutôt petite et plate, avec un crâne ni très proéminent ni très rond et un museau qui ne doit pas être trop long. Oreilles : petites, en forme de V et portées demi-droites ou toutes droites, elles ne sont pas très écartées. Poil : parfaitement droit, brillant, d’une texture fine et soyeuse, le poil est moyennement long sur le corps, long sur la tête et la queue et court sur les oreilles.Robe : bleu acier foncé, depuis la base du crâne jusqu’à la naissance de la queue (le bleu de la queue étant plus foncé que celui du corps et particulièrement à son extrémité). Les poils de la tête sont d’une belle couleur feu doré, plus foncé sur les côtés de la tête, vers la naissance des oreilles et sur le museau. La robe de la poitrine est dorée. Tous les poils sont plus foncés à la racine qu’au milieu et leur couleur se dégrade vers l’extrémité. Queue : coupée à mi- longueur, elle se dresse légèrement au-dessus du niveau du dos.Taille : de vingt-deux à vingt-cinq centimètres.

10ème groupe : les lévriers

Si leur origine est controversée, leurs caractères morphologiques très particuliers suffisent à expliquer qu’ils soient classés à part. Ces chiens, longilignes de la tête aux pieds, ont une musculature sèche et forte, des rayons osseux longs et articulés, une vue perçante et un aérodynamisme très remarquable.

La loi interdit depuis longtemps de les utiliser pour la chasse, car ils ont la malencontreuse habitude de chasser pour eux. Les courses sportives, après avoir été prohibées, sont maintenant autorisées et commencent à attirer un public de plus en plus nombreux. C’est un spectacle magnifique : la détente et la grâce des lévriers sont une des plus étonnantes merveilles du monde animal.

Le barzoï.

Les lévriers russes sont surtout illustrés par le barzoï, considéré souvent comme le plus beau seigneur des chiens.

Ce chien, remarquablement fidèle, possède toutefois un caractère très particulier et il est parfois difficile avec ceux qui ne sont pas ses proches.

Tête : le crâne long et étroit donne à la tête une forme elle aussi longue, étroite ; elle est, en outre, très sèche et très sculptée. Le crâne forme avec la ligne du chanfrein un angle très obtus. Le museau fin et sec — il n’est pas pointu — forme une très légère convexité.Oreilles : très mobiles, elles sont attachées haut ; elles sont petites, pointues et poilues ; au repos, elles sont pendantes vers l’arrière ; en action, elles sont cassées et dirigées vers l’avant.Poil : long, soyeux mais non laineux, il est ondulé. Il est court et lisse sur la tête, les oreilles et la face antérieure des membres ; il n’est pas très long sur les côtés- ; il est très long et bouclé au niveau du cou. Il forme une frange au fouet, à la poitrine, sur la face postérieure des membres et des cuisses. Robe : de couleur variée, elle peut être blanche, blanc déjauni, orange, grise ou bringée. Queue : très souple et très longue, elle dépasse la pointe des jarrets, elle est portée en sabre. Taille : de soixante-dix à soixante-quinze centimètres.

Le greyhound.

C’est le plus rapide des lévriers anglais et, de ce fait, c’est le plus connu et le plus fréquemment rencontré. Probablement importé de Grèce vers le XI siècle, il était alors réservé à l’aristocratie anglaise, sans doute déjà soucieuse de l’amélioration des races canines : le greyhound est, en effet, maintenant un des fleurons de l’élevage national anglais. C’est un chien très élancé et très élégant, au regard vif, au corps musclé et très harmonieux.

Tête : longue, sèche, relativement large à l’endroit des oreilles ; stop très peu marqué, profil presque convexe ; museau long, maigre, avec un chanfrein légèrement busqué ; mâchoires solides, fortes, très musclées, la mâchoire supérieure pouvant dépasser légèrement l’inférieure ; la dentition est particulièrement développée ; les lèvres sont minces et serrées.Oreilles : elles sont petites, placées en arrière et très minces ; elles se redressent légèrement si le chien est attentif, et laissent voir un peu l’intérieur en tombant vers l’arrière au repos. Elles sont dites, par les Anglais, en pétales de rose. Poil : court, lisse, très fin et très serré. Robe : de couleur variable, elle est, en général, par ordre de fréquence, unicolore noire, brune, bleu ardoise, fauve à masque noir, bringée tachée noire ou blanche bringée, unicolore blanche. Queue : caractéristique de la race, elle est très longue, effilée et très mince. Elle est attachée bas et portée basse courbée mais non crochetée vers son extrémité. Elle dépasse la pointe des jarrets. Taille : de soixante-huit â soixante-dix centimètres pour les mâles ; de soixante-trois à soixante-huit centimètres pour les femelles.

Le lévrier afghan ou tazi.

Originaire de l’Afghanistan le lévrier afghan connaît actuellement, en Europe et surtout en France, une mode grandissante due à son étrange beauté et à son allure altière et distinguée. Robuste et endurant, il est employé dans son pays d’origine comme chien de combat et de police et parfois pour porter des charges lourdes.

Contrairement à son apparence, c’est un chien rustique qui demande peu d’entretien. Très fidèle et très tendre le lévrier afghan est- considéré en Europe et en Amérique comme un animal de compagnie : la noblesse et la vivacité de sa démarche, son trot sauté et la gaieté de son caractère en font un compagnon recherché.

Tête : elle est sèche, aux lignes fuyantes, en forme de coin allongé ; le museau est en forme de tronc de cône légèrement allongé ; les mâchoires sont puissantes ; le

Front est plat, la ligne du chanfrein est très légèrement busquée, le stop est peu marqué. Oreilles : longues, bien garnies de poils et portées tout près de la tête, elles sont attachées dans la prolongation exacte de la ligne de l’œil. Plus les oreilles sont placées bas et en arrière, plus la tête est belle et typée. L’extrémité inférieure du lobe de l’oreille arrive à la hauteur de la commissure des lèvres ou un peu plus bas. Leur longueur totale avec les franges est au moins égale à la longueur de la tête. Poil : soyeux, il constitue une fourrure légère. Ras et fin sur le museau, le front et les tempes, long en arrière des yeux avec une touffe soyeuse distincte, abondant aux oreilles, long et plat sur le corps, il descend le long des membres. Le sommet de la tête est garni d’une touffe cependant que quelques poils longs ornent le menton. Des poils courts et rudes forment une bande qui, prenant naissance en arrière des épaules, descend le long du dos. Robe : elle peut être de toutes les couleurs, sablé, jaune, dorée avec un masque noir, bleue ou noire. Queue : caractéristique, elle est attachée bas, portée gaiement et recourbée en crosse lorsque l’animal est en mouvement. Garnie d’une légère frange de poils, elle atteint la pointe du jarret lorsqu’elle est étirée. Taille : de soixante-neuf à soixante-douze centimètres pour les mâles ; de soixante- cinq à soixante-huit centimètres pour les femelles.

Le levron ou petit lévrier italien.

C’est la célèbre levrette d’Italie. Son origine arabe et africaine, sans être certaine, est probable. En effet, ce petit lévrier se rapproche en miniature du greyhound, mais surtout du sloughi ou lévrier arabe. Il en a la distinction, avec encore plus d’élégance, de grâce et de finesse.

Tête : longue ; elle représente les quatre dixièmes de la hauteur du chien au garrot ; le stop est peu accusé ; le museau pointu et le crâne de même longueur sont recouverts de peau fine, sans rides.Oreilles : les oreilles sont petites, au cartilage fin, plantées bien haut. Elles sont pliées sur elles-mêmes et portées à l’arrière de la nuque ; la partie inférieure retombe sur le côté.Poil : épais, ras, lisse et brillant.Robe : noire, grise, ardoise, isabelle, dans toutes ses gradations ; on note parfois du blanc aux pattes et à la poitrine.Queue. - insérée bas, fine et de forme fuselée vers la pointe, elle est couverte de poils fins. Elle est droite dans sa première partie, puis courbe dans sa partie inférieure. Elle atteint le jarret. Si on la fait passer entre les jambes en la remontant sur le côté, elle atteint normalement la hanche. Taille : de trente-deux à trente-neuf centimètres.

Le sloughi ou lévrier arabe.

Méprisant ordinairement la race canine, que l’Islam considère comme impure, les Arabes semblent avoir fait une exception pour leurs lévriers qu’ils introduisirent avec eux, en Afrique du Nord où ils sont très populaires. Très fidèle envers son maître, le sloughi est un bon chien de compagnie.

Tête : caractéristique du lévrier, elle a aussi une parenté avec la tête du chacal, surtout.de profil. Oreilles : courtes, minces, rejetées en arrière contre la nuque où elles sont plaquées ; tombantes et attachées très bas ; quelques sloughis les portent dirigées en avant.Poil : ras, serré et doux. Robe : elle est généralement claire, sable ou beige, bringée ou charbonnée ; le masque est souvent foncé. Queue : effilée, atteignant la pointe du jarret, avec une courbe accentuée dans sa partie inférieure.Taille : de soixante à soixante-dix centimètres.

Le whippet.

Le whippet est le lévrier anglais national. Dérivé du greyhound, il est toutefois fort probable que des croisements avec le fox-terrier à poil dur soient à la base de sa création. Il tend de plus en plus à supplanter le greyhound, car les épreuves de courses en France, qui lui sont réservées, sont de plus en plus nombreuses. Cette popularité vient de ce que ce coursier excellent et infatigable est également, grâce à sa petite taille, à son intelligence et à sa sociabilité, extraordinairement gracieux et d’un entretien facile.

Tête : longue et maigre ; le crâne plat sur le sommet est assez large entre les yeux ; le museau est effilé ; les mâchoires sont puissantes et nettement découpées. Oreilles : en forme de pétale de rose, petites et minces. Poil : fin, de texture aussi serrée que possible. Robe : elle est unie ou mélangée et de n’importe quelle couleur. Queue : sans frange, longue et effilée. Pendant l’action, elle est portée en courbe délicate, vers le haut mais non au-dessus du dos. Taille : de quarante-sept centimètres et demi pour les mâles, de quarante-cinq centimètres pour les femelles.

11ème groupe : les teckels

Ce groupe pourrait s’intituler les chiens de terrier continentaux. Mais, en fait, il n’est représenté que par une seule race, celle des teckels.

Il ne faut pas porter de jugement péjoratif sur le teckel ; c’est un basset et non un nain. De création allemande très ancienne, il a été importé en France pour la première fois au XVIIIe siècle.

On a voulu en retrouver l’origine en Egypte et en Grèce, à l’aide de représentations antiques. Mais c’est bien à l’élevage allemand que l’on doit sa fixation ; elle a été obtenue par une sélection rigoureuse et en vue d’une utilisation précise, la chasse au terrier ; cette utilisation explique que le teckel en allemand porte le nom de « Dachshund » : chien de blaireau. Il réussit toutefois très bien en surface, pour la chasse au sanglier notamment et, à vrai dire, c’est le plus petit chien de chasse à tout faire. Courageux, tenace et mordant, il chasse au terrier en solitaire ou en meute. Son goût pour la chasse lui fait oublier sa crainte de l’eau.

Sa physionomie particulière et cocasse, sa très vive intelligence, -doublée d’une grande roublardise, sa vivacité et sa petite taille en ont fait également un chien d’agrément et de compagnie très prisé.

Suivant leur poids, les teckels se divisent en trois types. Dans le type lourd, les mâles pèsent sept kilos et au- dessus, les femelles six kilos cinq cents et au-dessus. Dans le type moyen, les mâles pèsent entre quatre et six kilos, les femelles entre trois kilos cinq cents et six kilos cinq cents. Dans le type nain ou léger, les mâles pèsent moins de quatre kilos et les femelles moins de trois kilos cinq cents.

Le teckel à poil ras.

Ce chien près de terre, très allongé, est bas sur pattes, long de corps mais fort et musculeux. Malgré la disproportion existant entre les pattes courtes et le corps long, le chien conserve une allure fine et élégante. Il a le port fier et le regard intelligent. Le teckel est très attaché à son maître, affectueux jusqu’à être despote ; il n’oublie pas d’être drôle.

Tête : allongée, vue de dessus et de profil, et se rétrécissant vers le nez ; bien marquée et finement modelée dans le profil. Ni trop large ni trop étroit, le crâne, légèrement bombé, se dirige sans cassure vers l’os nasal qui est légèrement arqué. Les arcades sourcilières sont marquées. Le nez est long et étroit ; l’os nasal très fin se termine par une truffe sèche, finement ciselée avec des narines bien ouvertes. Les lèvres serrées couvrent bien la mâchoire inférieure ; non pendantes, elles ne forment pas de babines. Oreilles : attachées haut et bien arrondies, elles ne retombent pas en tire-bouchon. Elles sont mobiles et quand l’attention du chien est éveillée, la conque (ou cartilage de l’oreille) se porte en avant et vers le haut. Poil : court, dur, brillant et lisse, il ne doit pas être rude ou sec. Le poil recouvre uniformément tout le corps. Robe : il existe trois robes chez le teckel. La robe unicolore est rouge-roux, jaune, ou bien rouge ou jaune piquetée noir, mais les robes rouges parfaitement unies sont les plus belles. La robe bicolore est à fond noir, brun-gris ou blanc, avec des marques feues sur les yeux, le côté des lèvres, l’intérieur des oreilles, la poitrine, la partie interne et postérieure des membres, sur les pieds, autour de l’anus et jusqu’au tiers ou jusqu’à la moitié inférieure de la queue. La robe mouchetée ou arlequin est à fond brun clair, gris ou même blanc parsemé de taches irrégulières plus foncées, grises. Queue : attachée à moyenne hauteur, pas trop longue, grosse à la racine, elle s’amincit peu à peu. Elle n’est pas trop relevée et sans courbure trop forte. Elle est recouverte de poils semblables à ceux du corps. Taille : de vingt-cinq à trente-cinq centimètres.

Le teckel à poil long.

Originaire du sud de l’Allemagne, il est le résultat d’un croisement entre un épagneul et un teckel à poil ras. Il est en tout point semblable au teckel à poil ras, seul le poil permet de les distinguer. Mais un poil trop long et trop touffu cache le type du chien et lui donne une apparence lourde et commune alors qu’il ‘doit conserver une allure élégante et légère. Le poil doit être doux, long, soyeux et peu ondulé. Il est plus long aux oreilles, à la gorge, sur toute la partie inférieure du corps et aux parties inférieures des pattes où il forme une frange. Il atteint sa plus grande longueur au fouet.

Le teckel à poil dur.

Venu du nord de l’Allemagne, c’est le produit d’un croisement entre un schnauzer moyen et un teckel à poil ras. Sa silhouette, vue de loin, rappelle celle du teckel à poil ras ; la seule différence réside dans le poil.

Le poil, court et dur, ressemble à celui du griffon. Il est parfaitement égal sur tout le corps, à l’exception du museau et des oreilles où il est presque lisse. Les sourcils sont touffus et une belle paire de moustaches orne le museau.

Les chiens sans race

Ce sont, pour le plus grand nombre, des chiens dont la reproduction et la sélection se sont faites en dehors de la surveillance ou du contrôle de l’homme. Leurs types dépendent donc du hasard des croisements et des conditions climatiques et géographiques.

Mais il faut distinguer deux espèces bien différentes de chiens sans race : le corniaud et le bâtard.

Le corniaud est un chien dont le standard ne correspond à aucune définition précise et dont les particularités individuelles ne sont pas transmissibles avec certitude aux descendants. Ses origines, depuis trop longtemps mêlées sans surveillance, sont responsables de la variabilité imprévisible de ses formes. Le bâtard, au contraire, a des origines parfaitement connues dont l’une au moins est de race pure. C’est cette race pure, atténuée ou déformée, qui doit se reconnaître dans son type morphologique pour qu’on puisse parler de bâtard : les caractéristiques de la race sont parfois si prononcées que certains confondent bâtards et chiens de race.

Les corniauds

Il faut se référer aux dictionnaires étymologiques (Littré par exemple, ou encore Larousse) pour avoir une définition zootechnique du corniaud ou corneau : c’était un chiot issu d’un chien mâtin et d’une chienne courante, c’est-à-dire d’un chien de garde ou de berger et d’une chienne de chasse. Toutes les possibilités lui étaient offertes. En fait, il est probable que, depuis un corniaud préhistorique, plusieurs races se soient dégagées, exploitées par l’homme pour la chasse, pour la garde ou pour la compagnie, et précisées à cause de leurs formes, de leurs aptitudes ou de leurs tailles.

Leur aspect. Les corniauds ne ressemblent à aucun autre chien. Leur poil est ras le plus souvent ; leur taille est moyenne, le port de leurs oreilles et de leur queue sont fort variables ; une oreille droite et une oreille cassée ou demi-tombante, les deux oreilles dressées, la queue tire-bouchonnée.

Les corniauds sont souvent baptisés de noms auxquels — du point de vue du standard — ils ne correspondent pas. Quoi qu’il en soit, le type dit fox ou le type ratier sont les plus appréciés.

La robe la plus commune, en ville, est la robe pie-noir et blanc en taches irrégulièrement réparties.

Les bâtards

Les bâtards sont des chiens issus de reproducteurs de races différentes, dont un s’est imposé morphologiquement, physiologiquement ou psychologiquement. Ils correspondent à l’appellation attribuée autrefois dans le même cas aux filiations humaines. Ces bâtards peuvent être les produits de représentants de deux races sélectionnées et standardisées, mais différentes, ou les produits d’un géniteur de race pure et d’un corniaud. Dans ce cas comme dans l’autre, le type de la race pure incriminée doit être parfaitement reconnaissable.

Beaucoup de races existantes actuellement et considérées comme fixées proviennent, à l’origine, de croisements volontaires entre des races différentes dont on voulait additionner les caractères, exacerber une qualité existante mais pas assez marquée, ou en voie de disparition. Certains chiens de chasse ont même conservé leur dénomination de bâtards bien qu’ils soient parvenus au stade de la race fixée : anglo-normand, anglo- poitevin, gascon-saintongeois, bull-terrier, etc. D’autres souches bâtardes ont donné naissance à des races individualisées dont l’origine parentale a disparu du nom — dobermann, boston-terrier — ou n’a gardé le nom que d’une seule race comme s’il s’agissait d’une variété spontanée : teckel à poil long, teckel à poil dur, griffon Korthals, etc.