Les chiens domestiques

Quelle que soit leur origine, les chiens domestiques sont les compagnons de l’homme depuis de nombreux millénaires : on retrouve leurs traces dans les plus anciennes habitations humaines. Mais depuis ces temps préhistoriques, ils ont prodigieusement évolué et c’est même cette étonnante diversité qui constitue leur caractère le plus particulier.

Auxiliaire et ami de l’homme, le chien a été spécialisé, par élevages, croisements ou mutations, pour des tâches fort différentes. Il en est résulté une grande abondance de formes et de types morphologiques qui continuent à s’accroître de nos jours.

Mais ces chiens de race, dont les origines et la reproduction sont aujourd’hui sévèrement surveillées, ne sont pas les plus nombreux. Ils ont pour frères des légions de chiens sans race, bâtards ou corniauds, dont les types morphologiques sont tout aussi variés. C’est la réunion de ces deux groupes qui forme la grande famille des chiens domestiques.

Les chiens de race

La sélection, l’élevage, les croisements des chiens de race ont de très anciennes lettres de noblesse, depuis les Perses, les Romains et les Grecs en passant par la plupart des rois et empereurs d’Occident. Il n’est donc pas étonnant qu’on ait éprouvé de nombreuses difficultés à les répertorier, à les classer, à définir de façon précise leurs caractéristiques, leurs types, leurs standards. Devait-on s’occuper de leur utilisation ou de leur taille ? Fallait-il prendre pour critère, comme le faisait Buffon, la forme de leurs oreilles, ou, comme le faisait Cuvier, la forme de leur crâne. Était-il nécessaire de tenir compte de leurs origines hypothétiques et de les ranger selon leur ressemblance supposée avec un ancêtre loup, chacal ou renard ?

Les classements scientifiques, dans l’état actuel de nos connaissances, sont sujets à des rectifications incessantes et le grand nombre de races complique à l’excès les classements qui font appel à des critères de formes ou de taille. C’est pourquoi la Société centrale canine, créée pour l’amélioration des races de chiens en France, a préféré faire reposer sa classification sur un critère essentiellement pratique: celui de l’utilisation de chaque race de chien. Il en est résulté onze groupes. Nous avons sélectionné, dans chaque groupe, les plus caractéristiques et les plus attachants.

Premier groupe : les chiens de berger, de garde et d’utilité


chien de garde

Bien qu’ils aient des origines différentes, ces chiens forment aujourd’hui un seul groupe. Sélectionnés et dressés à des fins presque identiques, ils sont en général tout à fait capables de passer d’une affectation à l’autre, et l’on voit souvent des bergers devenir chiens de garde ou des molosses surveiller un troupeau. Pourtant, en raison de leur morphologie bien distincte - et peut-être aussi à cause de très anciennes traditions historiques et préhistoriques — l’on continue à diviser ce groupe en chiens de berger et chiens de garde et d’utilité.

- Les chiens de berger: ils sont apparus à l’aube de la civilisation pastorale et, depuis lors, l’homme les a toujours utilisés pour surveiller et rassembler ses troupeaux; les plus vifs, les plus alertes furent affectés à la garde des moutons, les plus robustes à celle des bœufs.

- Les chiens de garde et d’utilité : ils descendent tous, plus ou moins directement, du molosse mais, en raison des conditions climatiques auxquelles ils ont été soumis, ils se sont subdivisés en deux types bien distincts : les dogues et les chiens de montagne.

Les dogues ont été très vite disséminés à travers le monde. On en trouve des représentations à Ninive et à Babylone, plusieurs siècles avant notre ère.

Les chiens de montagne ou de neige vivent au-dessus du cercle polaire; ils ont un type bien particulier.

Les chiens de berger

Le berger allemand.

Introduit en France au début du siècle, c’est le chien le plus populaire et le plus connu. On l’appelle souvent chien-loup, et certains ont voulu voir dans ses origines un loup ou une louve, mais cette hypothèse ne repose sur aucune preuve. Il a cependant lin type lupoïde. C’est un chien remarquable, autant par sa beauté que par son intelligence et sa fidélité. Bon gardien, bon berger, bon chien de police, il est également un guide précieux pour les aveugles et un compagnon joyeux pour les enfants.

Tête : elle est proportionnée à la taille du chien. Le museau est fort, les lèvres bien tendues, sèches, ferment bien. Le chanfrein est presque dans le prolongement de la ligne du front. Oreilles : de grandeur moyenne, larges à la base, plantées haut. Elles sont portées droites, dirigées vers l’avant ; les pointes sont très aiguës. Poil : il y a trois sortes de poil parmi les bergers allemands, le poil ras, le poil dur et le poil laineux ; les deux dernières textures sont plus rares.Robe : unicolore, noir, gris fer, gris cendre, fauve-rouge, brun-fauve. On peut rencontrer des robes unicolores avec des marques régulières allant du rouge-brun au gris. Queue : elle est touffue et arrive jusqu’au jarret, parfois l’extrémité forme un crochet latéral. Taille : elle varie entre cinquante-cinq et soixante-cinq centimètres

Le berger de Beauce ou beauceron ou bas-rouge.

C’est un chien remarquablement intelligent, fidèle, obéissant, très attaché à son maître. Doux avec les familiers comme le hamster ou les lapins, il peut, après dressage, devenir féroce avec les étrangers. C’est pour toutes ces raisons qu’en dehors de ses attributions de berger, il est utilisé à la garde des habitations, comme chien de défense et de police.

Tête : allongée, chanfrein droit. Oreilles : haut placées. Si elles sont coupées, elles seront portées droit, non divergentes et pointant légèrement en avant. Poil : ras sur la tête, il est grossier, épais et couché sur le corps ; les fesses et la queue sont très légèrement frangées. Robe : noire, noire et feu — on l’appelle alors bas- rouge — fauve, fauve charbonné, gris, gris avec des taches noires on dit qu’elle est danoise. Queue : portée bas, descendant au moins à la pointe du jarret, formant crochet, ou légèrement retroussée à l’extrémité. Taille : de soixante à soixante-dix centimètres pour les mâles ; de soixante et un à soixante-huit centimètres pour les femelles.

Le berger de Brie ou briard.

C’est le chien de berger français, qui était encore au siècle dernier un chien à poil long, généralement noir, assez laid. Si, au début de ce siècle, il existait deux variétés : l’une à poil laineux, l’autre à poil de chèvre, on ne rencontre pratiquement plus que cette dernière variété.

Quoique d’aspect rébarbatif, ce chien est des plus intelligents et des plus affectueux. D’une grande docilité et d’une grande fidélité, il est souvent adopté comme chien de compagnie.

Tête : forte, avec un stop marqué. Oreilles : attachées plutôt haut, généralement coupées ; si elles sont laissées sans amputation, elles sont non plaquées et plutôt courtes. Poil : long, flexueux, sec, genre poil de chèvre. Robe : toutes les couleurs sont admises, sauf le blanc ; les couleurs foncées sont à recommander. Queue : entière, bien garnie, formant crochet, portée bas. Taille : de soixante-deux à soixante-huit centimètres pour les mâles, de cinquante-six à soixante-quatre centimètres pour les femelles.

A savoir : les pattes postérieures portent souvent un double ergot.

Le berger picard.


chien de garde - berger picard

C’était une race en voie d’extinction. Toutefois, depuis quelques années, un club très efficace s’intéresse à elle. Sa réapparition, encore très discrète, s’affirme régulièrement. C’est un excellent chien de berger, vif et attentif. Il fait preuve d’une grande sympathie pour son maître.

Tête : elle peut s’apparenter à celle du briard. Oreilles : de grandeur moyenne, larges à la base, plantées assez haut, dressées en pointe vers le devant. Elles sont naturellement droites. Poil : dur, demi-long, non frisé. Robe : grise, gris-noir, gris-roux, fauve clair ou foncé. Queue : poilue, descendant jusqu’au jarret, avec une légère courbure en bout.Taille : soixante à soixante-cinq centimètres pour les mâles ; cinquante-cinq à soixante centimètres pour les femelles.

Le berger des Pyrénées.

Il est originaire de la région située entre Lourdes et Gavarnie. On ne doit pas confondre le chien de berger des Pyrénées avec le chien des Pyrénées, qui n’a ni la même apparence ni la même utilisation. Le berger des Pyrénées est un merveilleux petit chien de berger, encore trop méconnu. Son intelligence est très développée ; il est malin, méfiant envers les étrangers, mais très fidèle envers ses maîtres.

Tête : elle ressemble à celle de l’ours brun. Oreilles : elles doivent être assez courtes et modérément larges à la base.Poil : long ou demi-long, mais toujours bien fourni, presque plat ; sa texture est à mi-chemin entre le poil de chèvre et la laine de brebis. Robe : fauve, gris, arlequin de diverses tonalités. Ces couleurs sont souvent mélangées de poils noirs.Queue : bien frangée, attachée plutôt bas, formant crochet à son extrémité. Taille : quarante à cinquante centimètres pour les mâles ; trente-huit à cinquante centimètres pour les femelles.

Le bouvier des Flandres.

Certains spécialistes ont cru discerner chez ce bouvier une origine méridionale qui ne saurait être exclue étant donné la durée de l’occupation espagnole dans les Flandres. Son aspect est imposant. Intelligent, résistant à toutes les intempéries, il s’adapte à tous les climats. Il présente la particularité de ne devoir jamais être toiletté, mais seulement lavé. C’est un excellent chien de garde, remarquable pour son odorat. Il a du caractère, ce qui ne l’empêche pas d’être obéissant et fidèle.

Tête : forte et massive. Crâne assez plat. Stop peu accentué.Oreilles : écourtées, portées droit, triangulaires.Poil : rude, sec, pas très long. Robe : généralement grise, gris cendré, bringée. La robe noire n’est pas conseillée. Queue, courte, plutôt réduite à l’état de moignon, plantée assez haut, très mobile. Taille : soixante-deux à soixante-huit centimètres pour les mâles ; soixante à soixante-cinq centimètres pour les femelles.

Le colley ou berger d'Écosse.

Le colley ne présente pas les allures rustiques et robustes des autres chiens de berger. Son allure distinguée, son port noble et son aspect décoratif en font actuellement plus un chien de luxe qu’un chien utilitaire, consacré à la garde des troupeaux. C’est un chien souple, vif et d’une grande intelligence.

Tête : le crâne, plat et modérément large entre les oreilles, diminue progressivement jusqu’aux yeux. Le museau se prolonge en ligne à peu près droite jusqu’au nez. Les yeux en forme d’amande sont légèrement en oblique.Oreilles : elles sont petites et modérément larges à la base ; au repos, elles sont rabattues en arrière, - en éveil, elles sont portées en avant à demi redressées. Poil : épais, rude au toucher ; c’est une véritable fourrure en surface. Robe : elle peut être indifféremment de n’importe quelle couleur.Queue : elle est modérément longue, portée bas au repos avec le bout légèrement recourbé vers le haut ; portée gaiement quand le chien est excité, elle n’est jamais au-dessus du dos.Taille : mâles de cinquante-six à soixante et un centimètres ; femelles de cinquante et un à cinquante-six centimètres.

Le groenendael.

C’est un chien de berger belge, assez souvent assimilé au berger allemand. Il est toujours en éveil et semble n’être jamais fatigué. Assez nerveux et anxieux, susceptible, il se dresse toutefois facilement.

Tête : longue et fine, museau pointu. Oreilles : triangulaires, raides et droites, plantées haut. Poil : long et lisse sur la totalité du corps, excepté sur la tête, la face externe des oreilles et le bas des membres. Robe : noire. Queue : disposée en panache tombant naturellement. Taille : soixante-deux centimètres environ pour les mâles ; cinquante-huit centimètres environ pour les femelles.

Le malinois.

Berger belge, ce chien rustique aime particulièrement vivre au grand air. Il est réputé pour son ardeur.

Tête : elle évoque celle du berger allemand. Oreilles : triangulaires, raides et droites, plantées haut. Poil : court, fourni sur la queue. Robe. - fauve, charbonnée de noir, masque noir sur la face. Queue : forte à la base, de moyenne longueur, la pointe recourbée en arrière. Taille : pour les mâles soixante-deux centimètres ; pour les femelles cinquante-huit centimètres.

Le Pembroke Wels corgi.

Le Pembroke est le plus connu des Wels corgi. Il doit peut-être sa popularité au fait qu’il est pensionnaire de la cour d’Angleterre. Bien que ce petit chien soit un très bon berger, ses qualités sont négligées et sa vie est maintenant celle d’un chien d’appartement.

Il a de l’autorité et le fait savoir.

Tête : très fine. Oreilles : droites et légèrement pointues.Poil : raide et bien fourni. Robe : rousse avec des marques blanches. Queue : courte.Taille : trente centimètres.

Le sennenhund.

Ce berger des Alpes est utilisé en Suisse comme gardien de bestiaux ou de maison. C’est un chien fort, mais svelte, d’expression vive et intelligente. Son poil rappelle celui du saint-bernard à poil court.

Tête : relativement petite. Stop peu marqué. Oreilles : attachées haut, courtes, triangulaires ; tombantes, elles sont bien appliquées contre la tête. Poil : court, abondant, serré, ondulé parfois, mais jamais bouclé. Robe : noir brillant avec des taches feues au-dessus des yeux, sur les joues et les membres.Queue : garnie de longs poils, épaisse à la base elle est relevée sur le dos. Taille : de quarante-huit à cinquante-huit centimètres.

Les chiens de garde et d'utilité

Le bull dog anglais.

Le bull dog anglais est classé dans le premier groupe et il est ainsi séparé du bouledogue français qui appartient au neuvième groupe, celui des chiens de compagnie. II ne justifie son aspect redoutable, dû à l’inégalité des maxillaires, que si un autre chien lui cherche querelle : il sort alors de sa placidité et engage la bataille dont l’issue lui est toujours favorable. II est, par ailleurs, calme, débonnaire, docile et très intelligent. C’est un excellent chien de garde, très doux avec les enfants.

Tête : par rapport au corps, la tête est massive. La face est extrêmement courte. La mâchoire inférieure est

Projetée considérablement en avant de la mâchoire supérieure et dirigée vers le haut. Oreilles : placées haut sur la tête, petites et minces. Poil : fin dans sa texture, court, serré et ras. Robe : de couleur uniforme et brillante, blanc bringé rouge, fauve, jaune ou pie ; masque et museaux noirs.Queue : attachée basse, elle est épaisse à la naissance et s’amincit ensuite. Elle est portée tombante. Taille : de soixante-dix à quatre-vingts centimètres.

Le bullmastiff.

Issu d’un croisement de bull dog anglais et de mastiff, c’est une variété plus svelte et plus petite que ce dernier.

Très doux avec son maître et avec les enfants, il devient agressif si on s’attaque aux objets, au terrain, à la maison dont il a la garde. Son flair exceptionnel est mis à profit par la police anglaise.

Tête : ronde, yeux globuleux. Oreilles : plutôt petites, minces, en forme de V, attachées très haut ; légèrement tournées vers l’arrière. Poil : ras, lisse et très dense.Robe : bringée ou tous les tons de fauve.Queue : attachée très haut, de préférence droite, très grosse à la base. Taille : soixante centimètres environ.

Le boxer.


chien boxer

Ce chien, qui était à l’origine un animal de combat comme la plupart des dogues, a été sélectionné et affiné par des éleveurs allemands et croisé avec le bull-dog anglais. C’est au bull-dog qu’il doit la forme caractéristique de son visage.

Ce chien puissant est sportif : il saute, nage et marche sans se lasser. Il perd petit à petit sa vocation de gardien, rôle dans lequel pourtant il excelle, pour devenir chien de compagnie. Il doit ce nouvel emploi à sa beauté, à son intelligence, à sa douceur et à sa patience avec les enfants. Il faut se garder de le rendre méchant, il retrouverait ses dons ancestraux.

Tête : le museau du boxer, qui est la partie la plus caractéristique de cet animal, doit être proportionné harmonieusement avec la partie supérieure de la tête. La peau recouvrant la tête ne doit présenter que des rides peu profondes sur le front, le crâne et les lèvres lorsque le chien dresse les oreilles. Le stop est très accusé. Oreilles : attachées haut sur la tête, amputées en pointe, pas trop longues. Elles sont couvertes d’un poil de couleur généralement plus foncée que la robe.Poil : ras, court, brillant et dur. Robe : bringée et toutes les nuances de fauve ; masque foncé sur le museau.Taille : de cinquante-six à soixante centimètres.

Le chien esquimau.

On le nomme souvent malamute ou husky. C’est un chien très puissant, très musclé, de forte ossature. Le regard perçant, parfois dédaigneux, il est d’un caractère doux, très attaché à son maître. Il ne sait pas aboyer comme les autres chiens, mais il hurle à la manière des loups. Bien qu’habitué aux régions déshéritées, il s’adapte bien à notre pays.

Tête : du type lipoïde, crâne large entre les oreilles et s’amenuisant vers la truffe. Oreilles : courtes et larges, en triangle équilatéral, placées harmonieusement bas sur le crâne, très espacées entre elles, portées toujours droites et tournées en avant ; bien couvertes de poils à l’intérieur et à l’extérieur. Poil : deux variétés de poils : longs, ils sont de cinq à quinze centimètres ; très longs, ils forment une épaisse fourrure et atteignent jusqu’à vingt centimètres. Le sous-poil est toujours laineux et épais. Robe : toutes les couleurs sont possibles. Queue : large et très fournie en poil, portée courbée sur le dos. Taille : soixante à soixante-cinq centimètres.

Le doberman.

Le doberman est un chien alliant la puissance à une morphologie particulièrement élégante de la tête aux pieds. Cette grande harmonie des proportions, son caractère ardent à l’attaque, sa force musculaire font du doberman un chien de garde particulièrement apprécier.

Bien que tout récent, ses origines sont mystérieuses. Le pinscher moyen semble être à l’origine de cette race. Son nom est d’ailleurs doberman-pinscher.

C’est un chien intelligent, qu’il faut comprendre et dominer. Il est alors d’une remarquable fidélité et fait de son propriétaire un maître respecté.

Tête : ni trop forte ni trop mince, elle est longue et osseuse. Le crâne est plat, le stop est accusé. Oreilles : de longueur moyenne, elles sont amputées en pointe. Poil : ras, court et serré.Robe : noire et feu, le feu est bien délimité et réservé aux extrémités des membres, du museau et aux sourcils.Queue : elle est amputée court. Taille : pour les mâles, entre soixante-cinq et soixante-dix centimètres ; pour les femelles, entre soixante-trois et soixante-sept centimètres.

Le dogue allemand ou grand danois.

Il semble qu’il doive à Buffon l’appellation erronée de danois : en effet, ce dogue est, sans conteste, allemand. Il est cependant désigné en Italie sous le nom d’« Alano » qui s’inspire du terme moyenâgeux et qui désignait déjà un dogue qui livrait la chasse aux sangliers. Ce géant canin allie l’élégance à la force et à la vivacité. Il est doux et gentil avec les enfants. Il faut savoir qu’il n’est pas doué d’un grand sens olfactif, il entend beaucoup mieux qu’il ne « sent ».

Tête : allongée, sèche et assez étroite ; finement ciselée, surtout dans la partie située autour des yeux. La cassure du front est bien marquée. Oreilles : attachées haut, pas trop rapprochées l’une de l’autre, taillées en pointe et assez longues, elles sont portées droites.Poil : très court et serré, bien couché, lisse et brillant. Robe : on distingue quatre variétés de dogues allemands, différentes par la robe.

- La robe bringée : le fond est plus ou moins jaune d’or, les zébrures toujours bien marquées et bien noires ; la robe est de tous les tons de jaune, la teinte dorée est la plus belle. Le dogue jaune a un masque et des ongles noirs.

- La robe bleue est bleu acier.

- La robe noire est noir zain — sans aucun poil blanc — brillante.

- La robe arlequin présente un fond blanc pur avec des taches d’un noir pur, distribuées irrégulièrement sur tout le corps.

Queue : de longueur moyenne, portée tombante au repos ; en mouvement, légèrement recourbée en sabre. Taille : pour les mâles, soixante-seize à quatre-vingts centimètres et au-dessus ; pour les femelles, soixante-dix à soixante-quinze centimètres et au-dessus.

Le dogue de Bordeaux.

Il est connu en France depuis de nombreuses années, puisqu’il est cité dans un traité sur la chasse datant du XIV' siècle. C’est un merveilleux chien de garde, musclé, fort et courageux. D’aspect féroce, ce défenseur redoutable est d’un dressage facile.

Il montre en outre beaucoup d’attachement à son maître.

Tête : elle est caractéristique du dogue. Oreilles : petites, ordinairement entières ; elles doivent retomber. Poil : fin, court, soyeux. Robe : elle va de la couleur isabelle jusqu’à l’acajou. Le visage doit avoir un masque rouge ou noir.Queue : atteignant le jarret, fortement attachée, portée horizontale. Taille : de cinquante-huit à soixante centimètres.

Le finish spitz ou spitz finlandais.

On l’appelait, il y a quelques années encore, loulou finlandais. Les qualités du spitz finlandais sont : la passion pour la chasse, le courage et la fidélité. L’aspect d’ensemble, particulièrement dans le regard, les oreilles et la queue, révèle une grande vivacité. Sa propreté est légendaire.

Tête : elle ressemble à celle d’un renard. Oreilles : droites en pointe, de texture fine et extrêmement mobiles. Poil : court, serré et plat sur la tête et le devant des pattes ; plus long, à moitié droit ou droit sur le corps ; la fourrure ne prend un très bel aspect qu’à l’âge adulte. Robe : elle est brun-rouge ou jaune-rouge de préférence brillante. Queue : fermement recourbée, en arc en avant, et retombant en arrière, appliquée contre la cuisse. Taille : de quarante-quatre à cinquante centimètres pour les mâles ; de trente-huit à quarante-cinq centimètres pour les femelles.

Le mastiff ou dogue anglais.

Ce chien, typiquement anglais, est devenu rare. Ses ancêtres pourraient être les molosses de Grèce et de Macédoine, bien connus de l’Antiquité. Vigilance et courage sont ses principales qualités. 11 aime son maître et le défend.

Tête : caractéristique du dogue, face écrasée, pogna- time inférieur, babines pendantes. Oreilles : petites, minces au toucher, attachées très haut et tombantes. Poil : ras, serré, assez grossier. Robe : jaune-roux ou fauve doré, fauve clair, fauve argenté, fauve bringé avec le masque noir dans toutes les couleurs.Queue : attachée haut, descendant au moins jusqu’au jarret, tombant droite au repos, mais formant une légère courbe lorsque le chien est animé. Taille : de soixante- dix à quatre-vingts centimètres.

Le pyrénéen ou chien de montagne des Pyrénées.

Il est très grand. C’est peut-être la raison pour laquelle il arrive qu’on le prenne pour un saint-bernard. Puissant, musclé mais svelte, il s’apparenterait davantage à certains chiens russes. Le pyrénéen est très doux de caractère ; il est aussi très courageux.

Tête : peu volumineuse par rapport au corps, crâne rond, yeux petits.Oreilles : petites, triangulaires, tombantes elles sont arrondies aux extrémités. Poil : long, souple et abondant.Robe : blanche ou blanche avec des taches jaunes claires ou jaune foncé. Queue : assez longue, garnie de poils abondants, elle se relève au bout en panache. Taille : de soixante-dix à quatre-vingts centimètres pour les mâles, de soixante-cinq à soixante- douze centimètres pour les femelles.

Le saint-bernard.

Les moines de l’hospice du Grand- Saint-Bernard croient que ce chien a été obtenu par croisement d’une chienne danoise et d’un chien des Pyrénées. L’aspect général du saint-bernard est celui d’un géant très musclé, et dont les formes ne sont pas dénuées d’élégance. L’intelligence, le dévouement de ce chien sont bien connus et sa douceur, sa patience et son caractère paisible le font apprécier des connaisseurs.

Tête : crâne large et arrondi, museau relativement court et assez fort, chanfrein rectiligne. Oreilles • de grandeur moyenne, attachées assez haut, détachées du crâne, puis tombantes.Poil : une variété présente un poil serré, long, couché sur la peau ou légèrement ondulé ; l’autre est court. Robe : blanche avec des marques rouges, rouge avec des marques blanches, blanche avec des plaques allant du jaune-gris au brun-gris bringé.Queue : longue, très lourde, touffue, se terminant par une pointe robuste. Taille : soixante-dix centimètres et au-dessus pour les mâles, soixante-cinq centimètres et plus pour les femelles.

Le schnauzer moyen.

C’est le plus représentatif et le plus connu des schnauzers. D’un tempérament énergique et volontaire, ce chien, très fidèle à ses maîtres, méfiant avec les étrangers, se révèle un excellent compagnon de jeu pour les enfants. Très bon chien de garde, il est vigilant, courageux et peu bruyant.

Tête : forte et allongée, elle s’amincit graduellement des oreilles aux yeux et des yeux jusqu’à l’extrémité du museau. La cassure du nez apparaît nettement marquée entre les sourcils. Le museau se termine comme un coin régulier qui aurait été coupé à la hache. Oreilles : portées droites et coupées symétriquement. Poil : totalement raide, bien fourni, ni plat ni court. Sourcils durs, museau orné d’une barbe raide. Sur le crâne et les oreilles, le poil est court.Robe : en général noire ou poivre et sel.Queue : portée haut, elle est amputée chez le chiot à la troisième ou quatrième vertèbre. Taille : pour les mâles cinquante centimètres, quarante- cinq centimètres pour les femelles.

A savoir : outre le schnauzer nain, qui appartient au neuvième groupe, il existe un schnauzer géant ou riesenschnauzer. Puissant gardien il est destiné à la surveillance des domaines importants. C’est un excellent sujet, d’un dressage facile.

Le spitz loup.

Il fait partie de la grande famille des spitz et il fut nommé, jusqu’en 1930, grand loulou. Ces dernières années on l’appelait keeshond, ce qui signifie chien populaire, en hollandais. Son physique fait penser à un chien polaire, ce qu’il ne saurait être puisqu’il vient d’Allemagne et de Hollande, où il est très célèbre. C’est un excellent chien de garde, vif, attentif et très attaché à ses maîtres. Méfiant avec les étrangers, il signale leur arrivée par des aboiements prolongés. Tête : elle est semblable à celle du renard. Crâne large entre les oreilles, légèrement arrondi, allant en s’amenuisant vers la truffe.Oreilles : droites, petites et pointues.Poil : le poil forme une épaisse fourrure, longue, dense, rude et plantée droite. Le poil est court mais serré sur la face, les oreilles, la partie antérieure des membres. Le sous-poil est épais.Robe : gris loup, gris cendré, gris argenté et charbonné.Queue : en panache sur le dos, très volumineuse et touffue ; double boucle à l’extrémité, la boucle terminale est blanche.Taille : de quarante-trois à cinquante centimètres.

La terre-neuve.

Il semble avoir été obtenu par croisement de chiens norvégiens avec des chiens du Labrador ou esquimaux. Excellent nageur et remarquable gardien, son nom est devenu synonyme du compagnon attentif et fidèle. D’un caractère calme, il est cependant plus vif que les chiens de montagne, auxquels on l’apparente parfois.

Tête : crâne plat, museau court. Oreilles : petites, attachées en arrière, très près de la tête, couvertes de poil fin.Poil : il doit être plat et dur, de texture riche et de nature huileuse capable de résister à l’eau. Robe : noir de jais avec quelques reflets bronzés ou quelques taches de blanc.Queue : de longueur modérée, épaisse et bien couverte de poils, elle est basse. Taille : soixante-douze centimètres environ pour les mâles, soixante-sept centimètres environ pour les femelles.